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Vision 20 20 : un énorme chantier à finir pour juillet

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 14 avril 2008 à 10:20
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Vision 20 20 : un énorme chantier à finir pour juillet
Le directeur Michel Savard
Vision 20 20 : un énorme chantier à finir pour juillet
De l’extérieur, le Centre de formation professionnelle Vision 20 20 du 595, Notre-Dame Est à Victoriaville a déjà passablement changé d’allure. L’énorme cure de rajeunissement bouleverse aussi tout l’intérieur depuis plus d’un an. Et ce n’est pas fini! Étudiants et ouvriers doivent pouvoir cohabiter entre les murs de l’institution jusqu’en juillet prochain. «Il faut que ce soit fini parce qu’au moins 450 étudiants entrent au mois d’août. Je reste optimiste quant au respect de l'échéancier», souligne le directeur Michel Savard.
Lui et plusieurs membres du personnel administratif travaillent, au coude à coude, entassés dans un tout petit local, une sorte de bric-à-brac encombré d’ordinateurs et de boîtes de rangement.

Leur installation précaire en dit long sur la nature des travaux actuellement menés par le Groupe Plombaction, le troisième entrepreneur appelé à mettre la main et les outils à ce vaste chantier.

Au total, il en aura coûté 6,9 millions $ pour moderniser et agrandir l’ancienne école des métiers construite en 1961. Le ministère de l’Éducation a versé une subvention de 4,3 millions $ pour revamper le centre.

Le Groupe Drumco avait, au printemps 2007, entrepris la première phase au coût de 1,8 million $. L’été dernier, c’était au tour de Construction Gagné et fils de s’attaquer, notamment, à agrandir l’école, menant des travaux pour un montant de 3 044 644 $. Depuis quelques semaines, le Groupe Plombaction a été choisi pour achever le chantier, ayant déposé une soumission à 2 053 200 $. Les ouvriers s’affairent davantage à l’intérieur ayant, entre autres, à refaire les systèmes de plomberie et de ventilation.
«Dans le pire!»
«On est dans le pire des travaux, parce qu’ils affectent tout le monde partout dans le bâtiment et qu’il a fallu tout tasser», observe encore Michel Savard.

Mais, s’empresse-t-il d’ajouter, il règne un bel esprit de collaboration et d’entraide chez le personnel (quelque 60 profs et cinq membres du personnel administratif) et les étudiants du Centre. Tous auraient mis la main… à la boîte, accepté les compromis et quelques bruits. «On a fait attention aux élèves!», assure Michel Savard.

La visite du chantier démontre l’ampleur du puzzle que l’institution a dû composer pour, à la fois, transformer ses lieux tout en continuant de bien former ses élèves dans les neuf programmes offerts. «On aurait pu fermer le centre pendant un an pour mener les travaux… mais il aurait manqué au moins 44 plombiers sur le marché!», illustre le directeur.
Sens dessus dessous
En se promenant sur les étages de Vision 20 20, on peut tout aussi bien rencontrer des élèves en secrétariat et comptabilité étudier dans un local dédié à la mécanique auto. Et il y a des profs des trois programmes de santé qui se rencontrent, ces temps-ci, dans des locaux réservés aux classes de soudage.
Pas un département n’est encore entièrement terminé et les deux étages réservés aux élèves des programmes de santé et de secrétariat et de comptabilité sont entièrement déserts.

D’ailleurs, on a profité du départ pour leurs stages des élèves en soins de santé pour donner le champ libre aux ouvriers.

Lorsque les travaux seront complétés, Vision 20 20 aura non seulement agrandi et réaménagé ses locaux, mais les aura améliorés, rajeunis, les rendant plus attrayants pour la clientèle en formation professionnelle.

«Ce ne sont pas tant les agrandissements du Centre qui nous permettront de donner plus d’espace à chacun des programmes», précise le directeur.

Le déménagement des formations d’électromécanique et de mécanique d’entretien sous le nouveau toit du Centre de formation et d’innovation technologique (CIFIT) du boulevard Labbé aura vraiment permis de donner de l’«oxygène» à Vision 20 20, comme l'a déjà souligné la directrice générale, Louise Savard.

Tous les programmes de formation pourront se déployer dans de plus vastes aires, récupérant de l’espace autrefois occupé par les deux programmes. Le chantier provoque un effet domino, la plomberie prenant l’espace qu’occupaient le soudage et la mécanique, la réfrigération s’installant là où l’on enseignait l’électromécanique.

En mécanique auto, par exemple, on pourra doubler le nombre d’élèves dans un plus vaste atelier où les plafonds ont été rehaussés. L’atelier sera aussi doté d’un entrepôt non chauffé pour garer les voitures, logé dans une de ces nouvelles ailes.

Au cœur de l’école, une salle de dégagement a été aménagée à même le département de mécanique industrielle. Il n’y avait pas d’endroit à Vision 20 20 où les élèves pouvaient se donner rendez-vous afin de casser la croûte. Et pour que la visite de chantier s’attarde aux nouvelles salles de toilettes, c’est qu’elles devaient cruellement manquer! Une terrasse extérieure invitera aussi les élèves à prendre une bouffée d’air.

Le département de réfrigération, émergeant du sous-sol, gagnera aussi de l’espace laissé par l’électromécanique, s’enrichissant d’un laboratoire et d’un atelier, même d’une chambre froide pour tester, par exemple, des thermopompes.

Le réaménagement de Vision 20 20 permettra de réintégrer les élèves en vente-conseil ; eux aussi disposeront d’un laboratoire. Les programmes de secrétariat et de comptabilité de même que les trois programmes de santé se déploieront sur deux étages.

L’administration du Centre s’installera dans une des nouvelles ailes ayant «poussé» au cours de l’été orientée vers le Centre communautaire de Victoriaville.

Annuellement, au moins 700 élèves fréquentent le Centre de formation Vision 20 20. Entre août et novembre, la plus forte concentration d’élèves s’y trouve. On comprend que le directeur Michel Savard ait les yeux rivés sur l’échéancier. Le compte à rebours est commencé!

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