Jérôme Mésonéro a bénéficié de la pleine confiance de ses patrons depuis son arrivée avec les Tigres. L’équipe doit désormais connaître du succès, particulièrement en séries.
La pression sera désormais sur Jérôme Mésonéro
Commentaire
Lorsque Jérôme Mésonéro a convaincu la haute direction des Tigres de Victoriaville qu’il devait changer d’entraîneur dans l’espoir de relancer l’équipe, Éric Bernier et son groupe lui ont fait confiance. Sans surprise, le directeur général s’est tourné vers Yanick Jean pour remplacer Martin Bernard.
Éric Bernier m’a déjà confié qu’il respectait les choix de ses hommes de hockey. Selon lui, il est primordial que son directeur général ait carte blanche dans le choix de l’entraîneur et que ce dernier s’entoure des gens en qui il a aussi confiance.
Jean n’est donc pas nécessairement l’homme de Bernier, mais il est assurément celui de Mésonéro. Bien que le directeur général ait affirmé, durant son bilan de fin de saison, que le changement d’entraîneur a eu l’effet escompté, la réalité en est tout autre.
Les Tigres n’ont pas été en mesure de jouer pour .500 sous les ordres de Yanick Jean. Ils ont conservé une fiche de sept victoires et dix revers dans le dernier droit du calendrier régulier avant d’être éliminés en six rencontres par les Mooseheads d’Halifax.
À la défense de Jean, ce n’est jamais un scénario idéal pour un entraîneur de prendre place derrière un banc en cours de saison. Il est toujours préférable de commencer avec une nouvelle équipe au camp d’entraînement afin de pouvoir instaurer sa propre philosophie et son propre système de jeu.
Donc, les amateurs seront davantage en mesure d’évaluer son travail au cours de la prochaine campagne. Par contre, si l’équipe continue à offrir un rendement décevant, Jean ne sera assurément pas le seul à être pointé du doigt. Mésonéro ressentira aussi une certaine pression.
Pour Éric Bernier, la réussite n’est pas une option, c’est la seule avenue possible. Le président des Tigres est un brillant homme d’affaires. Il jouit d’une crédibilité enviable dans la région. Depuis son arrivée avec les félins, l’organisation a progressé à l’extérieur de la patinoire. Les résultats se font toutefois attendre sur la surface glacée.
Bien que les membres de la direction avancent que la «grosse» année de l’équipe sera dans deux ans, Bernier ne se montrera peut-être pas aussi patient. Il veut assurément des résultats dès l’an prochain. Advenant un piètre début de saison, Mésonéro ne pourra pas convaincre Bernier et son groupe qu’un autre changement d’entraîneur serait nécessaire pour la relance de l’équipe. Et la durée du contrat du directeur général n’aura aucune influence sur les décisions que pourraient prendre le président des Tigres. Dans le hockey, seule la victoire est un gage de stabilité. On en a eu une bonne preuve cette saison.
Personnellement, malgré les hauts et les bas de la formation cette saison, je crois que les Tigres devraient redevenir compétitifs dès l’automne prochain.
Devant le filet, Kevin Poulin peut difficilement faire pire. On oublie souvent qu’il n’est âgé que de 17 ans. Dans son cas, tôt ou tard, il finira par débloquer.
Puis, en principe, les Tigres, pour la première fois de leur histoire, devraient aligner deux Européens de qualité. Ça pourrait faire toute la différence, sans compter que la plupart des défenseurs seront de retour avec l’équipe.
Bref, bien que les Tigres soient encore excessivement loin de la coupe aux lèvres, tout n’est pas aussi noir que la situation pourrait le laisser croire. Peu importent les changements qui seront apportés à la prochaine séance de sélection, le personnel hockey doit surtout s’assurer que les vétérans seront en mesure d’assumer le leadership adéquat pour guider les jeunes patineurs de l’organisation. C’est ce qui permet aux équipes de progresser.
beaucoup de pression!
Gaston.A. FournierArticle mis en ligne le 6 avril 2008
Moi aussi je suis d'accord avec ton intervention que je crois depuis qu'il est en poste il n'a pas fait beaucoup
de miracles.S'il a le meme jugement pour le repechage qu'il y a pour évaluer les joueurs qu'il a acquis par voix de transactions,c'est tres inquiètant,cela peu aussi se réflèter sur le choix de ses hommes de hockey.