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Une saison parsemée de déceptions

Benoît Plamondon par Benoît Plamondon
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Article mis en ligne le 3 avril 2008 à 10:45
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Une saison parsemée de déceptions
Yanick Jean a remplacé Martin Bernard à la barre des Tigres.
Une saison parsemée de déceptions
La dernière saison des Tigres a été parsemée de nombreux rebondissements. Les joies, mais surtout les déceptions, ont été particulièrement nombreuses durant cette campagne.
Force est d’admettre que les attentes de la direction étaient visiblement trop grandes dans cette deuxième année d’un cycle de reconstruction. Les félins visaient le quatrième rang de la division Telus ainsi que l’avantage de la glace en séries. Ils ont dû se contenter du neuvième échelon et d’un piètre dossier de 29 victoires et 41 revers.

Les Tigres ont aussi affiché le troisième pire rendement défensif du circuit Courteau, allouant 276 buts à l’adversaire.

La plus grande déception, cependant, est que les Tigres ne sont pas parvenus à franchir la première ronde des séries éliminatoires pour la première fois depuis la conquête de la coupe du Président en 2002.

Malgré ce bilan peu reluisant, Jérôme Mésonéro refuse de parler de constat d’échec. «Un constat d’échec, dans le hockey junior, c’est lorsqu’une équipe est à maturité, qu’elle aspire aux grands honneurs et qu’elle se rive le nez en première ronde des séries. Nous sommes déçus, cela ne fait aucun doute. Il faut cependant sortir le positif de cette saison. Tout le monde doit apprendre de cette expérience», a-t-il résumé.

La première grande déception des Tigres a eu lieu tôt en début de saison, en octobre, alors que Maxim Noreau a paraphé une entente d’une saison avec les Aeros de Houston dans la Ligue américaine de hockey. En plus de perdre leur capitaine, les Tigres ont été privés d’un des meilleurs défenseurs de la LHJMQ.

«Il y a des années où tout tombe en place au bon moment. Ce ne fut pas notre cas. La saison a commencé avec la perte de Maxim Noreau. Si Noreau est là, tout le monde est à sa place à la ligne bleue et notre défensive n’aurait pas été éprouvée de la sorte. Je ne veux cependant pas mettre le blâme sur les joueurs qui n’étaient pas dans l’alignement», a-t-il dit.

Le second désappointement a été le rendement défensif, particulièrement celui des gardiens, Jean-Christophe Blanchard et Kevin Poulin. Blanchard a rapidement été échangé à l’Océanic tandis que Kevin Poulin, à sa première expérience comme gardien numéro un dans le circuit Courteau, a affiché un rendement inconstant. Le portier de 17 ans a complété la campagne avec une moyenne de buts alloués de 3,69 et un pourcentage d’arrêts de .887.

«Kevin a été très inconstant, mais je ne suis pas inquiet. Il n’y a pas beaucoup de gardiens de 17 ans qui ont réussi à le faire. Un cerbère peut avoir tout le talent et le potentiel qu’il veut, tant qu’il n’a pas de millage, il ne peut avoir du succès. Kevin est dans ce processus. Il est un joueur important pour l’équipe et jouit de toute notre confiance. Il faut qu’il gagne en maturité dans son jeu. Statistiquement, il a connu une moins bonne saison que l’an dernier. L’équipe et la pression étaient cependant différentes. Je crois aussi qu’il s’est mis énormément de pression sur les épaules pour le repêchage de la Ligue nationale de hockey. Il faut qu’il apprenne de cette saison et qu’il revienne en force l’an prochain», a analysé Mésonéro.

Après avoir vu Tomas Kubalik décliner l’offre des Tigres en décembre, le directeur général a dû gérer une crise interne impliquant, entre autres, Keven Veilleux. Une mésentente entre les deux parties a forcé l’organisation à transiger les services du talentueux attaquant.

Puis, voyant son équipe sombrer de plus en plus dans les bas-fonds du classement, Jérôme Mésonéro a congédié l’entraîneur-chef Martin Bernard après moins de deux ans de liaison.

«C’est la première fois que j’ai dû remplacer un entraîneur de la sorte. Ce sont évidemment des choses que personne n’aime faire. Je crois que deux facteurs nous ont tués. Le premier, ce fut la séquence de trois victoires en 17 matchs entre la mi-décembre et la fin du mois de janvier. Le second a été nos problèmes sur la route. Les mêmes difficultés que la saison dernière nous ont hantés. Il fallait éviter de commettre les mêmes erreurs, mais nous y avons été incapables», a-t-il raconté.

Les Tigres ont présenté le deuxième pire rendement sur les glaces ennemies cette saison, ne signant que huit gains en 35 sorties. Martin Bernard a alors été remplacé par Yanick Jean. Il ne restait que 17 matchs à faire au calendrier régulier. Jean devenait ainsi le 11e entraîneur-chef de l’histoire des Tigres.

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