Marc-André Laroche
Marc-André Laroche vit le scénario inverse
L’an dernier, le Drakkar de Baie-Comeau a terminé au septième rang de sa conférence avant de prendre la mesure des Tigres de Victoriaville en première ronde. Cette saison, les rôles étaient inversés. Le Drakkar, deuxième de sa section, se frottait à l’Océanic de Rimouski qui a conclu le calendrier régulier en septième place. Comme l’an dernier, les négligés sont sortis vainqueurs.
Malgré 29 points de moins au classement que leurs rivaux en saison régulière, les protégés de Clément Jodoin ont remporté la série en cinq rencontres. Une vive déception pour la formation de la Côte-Nord!
«Nous sommes les seuls à blâmer. Notre succès en séries s’est peut-être joué à la fin du calendrier régulier. Nous avons laissé filer le championnat de la saison régulière. Au lieu d’affronter les Foreurs de Val-d’Or, nous avons croisé le fer avec l’Océanic. Cette équipe est nettement supérieure à ce qu’elle a démontré durant la campagne. Nous savions que la tâche s’annonçait ardue. Clément Jodoin a bien préparé sa formation et Jean-Christophe Blanchard a été brillant devant sa cage. Il reste que c’est difficile à accepter. Nous avions les éléments pour faire un long bout de chemin», a raconté Marc-André Laroche.
Ce dernier disputera vraisemblablement cinq saisons dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec. Il est conscient qu’il est excessivement rare d’évoluer pour un club aspirant aux grands honneurs. Il espère qu’une autre chance se présentera avant la fin de sa carrière junior.
«Mon frère (Christian Laroche) a eu le privilège de gagner la coupe du Président à deux reprises. Pour ma part, avec la qualité de notre équipe, je n’arrive toujours pas à croire à cette élimination hâtive. C’est vraiment décevant», a-t-il confié.
Durant cette série, le Victoriavillois, principalement utilisé dans un rôle défensif, a été limité à une mention d’aide. En saison régulière, en 70 rencontres, il a récolté 13 buts et 23 passes pour un total de 36 points.
L’an prochain, le Drakkar présentera un tout autre visage. L’équipe effectuera un virage jeunesse. À 19 ans, Laroche se verra assurément confier de plus lourdes responsabilités.
En plus de continuer à exceller défensivement, il sera sûrement sollicité en attaque. Son entraîneur (Éric Dubois) a récemment vanté sa force de caractère et son leadership.
Le principal intéressé, qui apprécie évoluer à Baie-Comeau, ne demande pas mieux que de prendre les jeunes sous son aile. «Nous serons en reconstruction et je veux être un acteur important de la relance de l’équipe», a-t-il laissé entendre en guise de conclusion.