Annonces classées | Enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Accès Mazda
La Nouvelle / L'Union
arts & spectacles
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Anissa Girard fait voyager ses images

Kateline Grondin par Kateline Grondin
Voir tous les articles de Kateline Grondin
Article mis en ligne le 28 mars 2008 à 22:11
Soyez le premier à commenter cet article
Anissa Girard fait voyager ses images
L’artiste multi-disciplinaire Anissa Girard, aux côtés de sa marionnette qui a requis une centaine d’heures de travail.
Anissa Girard fait voyager ses images
Anissa Girard, artiste multi-disciplinaire, présente jusqu’au 6 avril à la bibliothèque Charles-Édouard-Mailhot le fruit d’un travail entamé il y a environ un an. Élaborée autour du thème «Le voyage d’une image», l’artiste présente une variété d’œuvres allant des toiles à l’acrylique ou à l’huile, à la sculpture sur bois, en passant par la sculpture en aluminium. Bien que travaillées selon des médiums bien différents, les œuvres ont toutes en commun qu’elles sont liées à l’univers du tatouage.
Tatoueuse de métier, mais surtout artiste de formation, Anissa Girard a entrepris de mettre sur pieds cette exposition dans le but de se faire connaître dans la région et de démontrer la polyvalence de son potentiel artistique. Originaire d’Alma au Lac-Saint-Jean, elle a terminé son B.A.C. en arts visuels à l’Université Laval, il y a deux ans, et a finalement décidé de poser ses valises à Victoriaville quelques mois plus tard. «Comme j’étais nouvelle dans la région, je cherchais une façon de me connaître en tant qu’artiste. J’ai donc décidé de participer à un programme appelé «Jeunes Volontaires». Ça m’a permis d’aller chercher le support financier nécessaire à l’achat du matériel et de me consacrer, presque à temps plein, pendant un an, sur mon projet.»

Elle confie d’ailleurs que son rêve le plus cher serait de vivre entièrement de son art. «J’aimerais faire des projets ou des portraits, pour les particuliers, et aussi réaliser des sculptures, pour les édifices publics, par exemple.»

D’abord illustratrice pour les modèles à tatouer, Anissa Girard a également «tâté» du piercing avant de se lancer elle-même dans l’aventure du tatouage, il y a deux ans. Forte de cette expérience de huit années à baigner dans l’univers du tatouage, toutes ses œuvres, ou presque, sont intimement liées à des images qu’elle a auparavant, ou par la suite, transposées sur la peau de différentes personnes.

«Je voulais démontrer le voyage d’une image, comment on pouvait la transposer du 2D au 3D. Par exemple, j’ai composé ma première sculpture, un mélange de bois de saule et de plâtre, après avoir tatoué Francis», explique l’artiste en pointant du doigt son ami qui a maintenant le mot «liberté», en tibétain, d’inscrit sur son bras.

Au départ, le projet devait s’arrêter à six œuvres. «Mais je me suis laissée emporter!» rigole Anissa, en jetant un coup d’œil à son exposition qui en contient plus que le double, à cheval entre l’art figuratif et contemporain.

En plus d’une série de tableaux à l’huile, à l’acrylique et de dessins au bois ou au plomb, Anissa Girard a mis plusieurs heures dans la création de sculptures, qui, si elles sont composées de matériaux aussi différents que l’aluminium, les tiges à béton armé, le plâtre et le bois exotique, ont toutes en commun d’être à la fois originales et esthétiques. Dans un coin, un dragon heavy-metal baptisé «Un phare dans la nuit» semble éclairer un chemin imaginaire. Dans l’autre, une sculpture de plâtre, tout en mouvement, laisse jaillir l’eau de sa fontaine dans une œuvre intitulée «Source de vie».

Une marionnette géante taillée dans du jarana, un bois exotique, semble au repos au centre de la salle. Ses ficelles attachées à un arbre improvisé, on peut lire sur l’étiquette : «Et si c’était vrai?». L’œuvre, qui a requis une centaine d’heures minimum à l’artiste, est finalement devenue son coup de cœur. «Je me suis rendue compte que le bois était très dur à sculpter, directement. Alors je l’ai travaillé en la sablant. Quelques-uns de mes amis sont même venus chez moi, dans mon sous-sol, et l’ont travaillé à la sableuse, pour m’aider à avancer le travail. Je suis très fière du résultat final!», confie l’artiste.
Un parrain photographe… et ébéniste
Bien qu’ayant laissé derrière lui, il y a plusieurs mois, sa carrière d’ébéniste, cela n’a pas empêché le photographe Jocelyn Lachapelle de mettre ses années d’expérience dans le bois ouvragé au profit du projet d’Anissa Girard.
«Le projet Jeunes Volontaires demandait à ce que l’artiste fasse appel à un parrain. Comme j’ai déjà vécu l’expérience d’être parrainé par d’excellents mentors, au niveau de l’ébénisterie, et qu’en tant que photographe, je trouvais que nous avions un «intuitif artistique» semblable, je pense que c’était à la fois un devoir et une reconnaissance de participer à son projet», explique Jocelyn Lachapelle avant d’ajouter que l’artiste, avant de chercher son profit, a d’abord un besoin criant de partager.

«Je connaissais un peu Jocelyn et comme il a déjà été enseignant à l’EQMBO, il a pu me donner quelques bons trucs au niveau du bois et des sculptures», précise Mme Girard, qui a d’ailleurs fait une place spéciale, à l’intérieur de son exposition, pour quelques unes des œuvres photographiques de son parrain.

L’une d’elle, où l’on voit un «café» en plein cœur du désert, frappe par l’intensité de ses couleurs. «C’est un «café» où l’on sert du thé algérien, très sucré, explique le photographe. Il est situé à la frontière de l’Algérie et de la Tunisie.»

Jocelyn Lachapelle aura ramené avec lui au-delà de 4 000 images de son voyage en Afrique, qui a duré 6 mois.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Mauricie

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous en faveur de l'énergie éolienne?
  • Oui
  • Non