Jason Demers passe très peu de temps au banc des siens depuis le début de la série. Il est employé à outrance par Yanick Jean. Celui-ci utilise seulement quatre défenseurs sur une base régulière. (photo : Ghyslain Bergeron)
Tous les espoirs sont permis
Commentaire
Contre toute attente, après avoir outrageusement été dominés lors des deux premiers matchs à Halifax, les Tigres ont renversé la vapeur à domicile en signant deux victoires pour niveler les chances dans la série. La prochaine rencontre étant disputée, samedi à 16 h à l’Amphithéâtre Gilbert-Perreault, il n’est pas exagéré d’avancer que tous les espoirs sont permis.
À Halifax, force est d’admettre que les joueurs des Tigres ont bien fait paraître ceux des Mooseheads. Les protégés de Yanick Jean ont offert très peu de résistance lors des deux premières rencontres.
Ils ont cependant affiché une grande force de caractère devant leurs partisans. Ils ont joué avec fougue et détermination. Plus important encore, ils ont été en mesure de conserver leur avance à la fin de chaque partie.
Ils ont été particulièrement efficaces, ce soir (jeudi), alors que les attaquants des Mooseheads avaient très peu d’espace pour manœuvrer. À certaines occasions, les joueurs des Tigres se repliaient à cinq à la ligne bleue. Mieux appuyé, Kevin Poulin a évidemment mieux paru devant sa cage au cours de ses deux dernières sorties.
Des défenseurs dédiés
En séries, la ligne est très mince entre une victoire et une défaite et les meilleurs éléments sont souvent surtaxés. C’est le cas dans le camp des félins.
À la ligne bleue, Kirill Tulupov et Antoine Laperrière voient très peu d’action. Jean se contente surtout d’utiliser quatre défenseurs. Maxime Robichaud, Keven Dupont, Joël Chouinard et Jason Demers effectuent un travail colossal.
Demers, notamment, est surtaxé. Malgré de légères blessures et la fatigue, il joue une trentaine de minutes par match. Il fait preuve de courage et d’une très grande détermination dans les circonstances. C’est cliché, mais en séries, il faut payer le prix pour espérer l’emporter. Les Tigres l’ont compris au cours des deux derniers affrontements.
En attaque, à l’Amphithéâtre Gilbert-Perreault, les vétérans et les jeunes ont apporté leur contribution. Tout le monde a mis la main à la pâte. Le trio de Philip Devos, Dave Nolin et Alexandre Labonté donne l’exemple en fournissant constamment un deuxième effort.
L’unité de Toby Lafrance, Alexandre Monahan et Jonathan Bonneau a réussi des buts dans les moments opportuns. Steven Cacciotti ajoute du leadership, alors que David Cliche joue avec confiance. Puis, muté à l’attaque, Louis-Étienne Leblanc se débrouille drôlement bien. Bref, durant la saison régulière, les Tigres ont été capables du meilleur comme du pire et ça se poursuit en séries.
Aux partisans de répondre
Les Tigres ont déjoué les septiques au cours des deux derniers jours, moi le premier, puisque la plupart des amateurs les avaient enterrés à l’issue des deux premiers duels. Ça explique peut-être les faibles assistances enregistrées mercredi et jeudi.
Par contre, les joueurs des Tigres ont fait preuve de fierté en revenant de l’arrière dans cette série et ils méritent l’appui des partisans. En fait, il serait excessivement décevant que l’Amphithéâtre Gilbert-Perreault ne soit pas rempli à pleine capacité samedi.
Les amateurs de hockey des Bois-Francs ont toujours apprécié les patineurs qui se défonçaient à chaque présence. La formation de Yanick Jean l’a fait lors des deux derniers matchs. Elle n’a pas volé ses deux victoires et elle est désormais en droit de s’attendre à un meilleur appui. Avec un troisième gain successif des félins, les Mooseheads se retrouveraient dans une situation précaire. Les Tigres sont loin de la coupe aux lèvres, mais tous les espoirs semblent maintenant permis!