Me Jean-François Royer
Violence au hockey : le juge rend son verdict en mai
Au palais de justice de Victoriaville, le juge Yvan Cousineau de la Cour du Québec fera connaître son verdict le 14 mai au sujet de cet adolescent de 16 ans de la région de l’Estrie, accusé de voies de fait causant des lésions à l’endroit d’un jeune hockeyeur de 15 ans, porte-couleur de l’équipe du V. Boutin midget CC de l’Érable.
Le jeune accusé a subi son procès le jeudi 27 mars en Chambre de la jeunesse. Le ministère public, représenté par Me Jean-François Royer, a fait entendre la victime, son père, le gouverneur de l’équipe, un policier en devoir, présent lors du match, l’arbitre en chef et un juge de ligne.
«Nous prétendons que le geste, le coup de poing était délibéré. La victime a raconté qu’après avoir dégagé la rondelle, il se dirigeait vers le banc de son équipe. En entendant un coup de patin derrière lui, il s’est retourné pour recevoir un violent coup de poing au visage», a raconté Me Royer.
À la suite du coup reçu lors du match du 30 septembre au Centre sportif Paul-de-la-Sablonnière de Princeville, le jeune hockeyeur s’est effondré, inconscient, ne reprenant ses esprits que dans l’ambulance le conduisant au centre hospitalier.
L’adolescent a subi une sévère commotion cérébrale.
Au procès, la défense a fait valoir une version contradictoire. «L’accusé a témoigné tout comme son père et l’entraîneur de l’équipe du Quasar des Cantons de l’Est, a indiqué Me Royer. On a soutenu la thèse de l’accident, précisant que les deux joueurs se disputaient la rondelle un contre un et qu’en pivotant, un coup aurait été porté accidentellement.»
À la suite de l’incident, la SQ de la MRC de l’Érable avait entrepris une enquête criminelle, suivant le dépôt d’une plainte formelle.
L’enquêteur André Gingras avait confié que «plusieurs versions nous permettent de croire à un geste gratuit, délibéré».
C’est finalement le 29 octobre que le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Hugo Breton, décidait d’autoriser une accusation de voies de fait causant des lésions.
Le lendemain, 1er novembre, après l’émission d’un mandat d’arrestation, le jeune accusé se présentait par lui-même au poste de la SQ à Plessisville.
La mise en accusation d’un joueur de hockey ne constitue pas une première dans le district judiciaire d’Arthabaska. «J’ai déjà piloté de tels dossiers. Ça arrive, en moyenne, à tous les quatre ou cinq ans. Il s’agit de cas qui sortent de l’ordinaire», a fait savoir Me Jean-François Royer.
L’affaire Jonathan Roy
Comme tout le monde, le procureur aux poursuites criminelles et pénales, Me Jean-François Roy, a vu les images de la sauvage agression du gardien Jonathan Roy des Remparts de Québec à l’endroit de son vis-à-vis des Saguenéens de Chicoutimi, Bobby Nadeau.
La décision du Directeur des poursuites criminelles de demander la tenue d’une enquête criminelle est, selon lui, tout à fait justifiée. «Je me range complètement du côté du Directeur des poursuites publiques. Je suis en accord à 100% avec la demande d’une enquête criminelle. Cette demande est très certainement justifiée quand on voit la volée de coups de poing. Et, en plus, comme taxe d’amusement, un dernier coup porté alors que le gardien, au sol, ne bouge plus», a commenté Me Royer.
De telles images, a-t-il conclu, suscitent, à coup sûr, des réactions auprès de tous les procureurs de la Couronne.