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«Parcours extrême» vers l'emploi au Centre-du-Québec

Article mis en ligne le 19 mars 2008 à 17:25
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«Parcours extrême» vers l'emploi au Centre-du-Québec
Marilou des Roberts, étudiante de 4e secondaire au CNDA, membre du groupe qui a testé le jeu «Parcours extrême» avant sa conception finale, ainsi que trois représentantes de Femmes et production industrielle: Geneviève Dubois, directrice, Nathalie Ruest, agente de développement et Chantal Jobin, présidente.Photo Le Courrier Sud
«Parcours extrême» vers l'emploi au Centre-du-Québec
L’organisme «Femmes et production industrielle» a créé un grand jeu de société afin de sensibiliser concrètement les étudiantes du secondaires aux possibilités d’emplois atypiques dans la région. Dès ce printemps, toutes les écoles secondaire centricoise en auront leur exemplaire.
Intitulé «Parcours extrême», le jeu a nécessité un an de travail, de tests, de consultation et de modifications. «Nous sommes allés directement dans les écoles, parler aux conseillers en orientation et tester la maquette du jeu avec des élèves», explique Nathalie Ruest, agente de développement qui s'est chargée de la gestion du projet.

Conçu pour une utilisation en classe, le jeu sera proposé à des classes de troisième et de quatrième secondaire des onze écoles secondaires de la région. La volonté ultime de l'organisation est que les jeunes filles puissent mieux connaître les métiers et puissent élargir leur choix de carrière. «Nous espérons contribuer à diversifier le choix de carrière des filles, de façon différente et innovatrice. Nous avons choisi de créer un jeu qui sensibilisera davantage les jeunes de la région aux possibilités d’emploi ici, aux perceptions que nous véhiculons encore et qui sont erronées et sur certaines réalités des métiers traditionnellement masculins», souligne Geneviève Dubois, directrice chez Femmes et production industrielle.
336 métiers inexplorés par les femmes
Si l'organisation a eu à créer le jeu, c'est que les femmes font encore des choix conservateurs sur le marché du travail. Selon des données provenant du Conseil du statut de la femme, les diplômées, notamment celles du secondaire et du collégial, se concentrent dans un nombre plus restreint de choix de formation: administration, soins esthétiques, santé, alimentation, arts, services sociaux, éducatifs ou juridiques et tourisme. Pour leur part, les hommes font des choix plus diversifiés.
Dans les faits, 336 des 522 groupes professionnels sont encore considérés comme traditionnellement masculins. Par exemple, au Centre-du-Québec, les emplois les plus en demande sur le site Placement en ligne sont encore considérés comme traditionnellement masculins: conducteurs de camion (ces postes sont occupés dans une proportion de seulement 2% par des femmes), soudeurs (occupés à 4% par des femmes), machinistes (occupés à 4% par des femmes) et technicien en génie mécanique (occupés à 7% par des femmes).

«Les besoins les plus grands en main d'œuvre sont pour des diplômés de formations secondaire et technique. Depuis quelques années, le nombre de finissants est systématiquement inférieur à l'offre d'emploi et on prévoit que le phénomène va aller en s'accentuant», conclut Mme Dubois.

Annabelle Laberge

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