Antoine Tardif
Antoine Tardif demeure sur le carreau
Blessé depuis maintenant sept semaines
Antoine Tardif ignore s’il sera en mesure de rechausser les patins cette saison. Il a toutefois fait savoir, en début de semaine, qu’il ne sera pas en uniforme au cours de la première ronde des séries.
Ennuyé par une blessure à la cheville gauche depuis maintenant sept semaines, le cerbère de 17 ans n’a pas caché que la situation s’avère non seulement frustrante, mais aussi insupportable.
«Je me sens excessivement impuissant. Il n’y a eu aucune amélioration au cours des dernières semaines. Le thérapeute me répète que seul le temps peut m’aider à guérir. Je commence à trouver que le délai est relativement long», a-t-il dit.
Malgré sa blessure, il poursuit son entraînement en gymnase. Il passe beaucoup de temps, entre autres, sur le vélo stationnaire. Il a sauté sur la patinoire, il y a deux semaines, mais le résultat n’a pas été concluant. La douleur était toujours aussi persistante. «Ça fait excessivement mal dès que je me jette sur les genoux pour déployer mon style papillon», a-t-il précisé.
Au premier tour, le Titan d’Acadie-Bathurst croise le fer avec les Fog Devils de Saint John’s. Les protégés de Ron Choules partent largement favoris.
«Nous avons eu le meilleur sur les Fog Devils durant la saison régulière. Les matchs ont cependant été excessivement serrés. Nous aurons droit à une bonne opposition, mais je suis confiant d’accéder à la ronde suivante», a souligné le gardien de but originaire de Daveluyville.
En son absence, Nicolas Champion représente le cerbère de confiance de l’organisation. La série pourrait être particulièrement émotive pour certains patineurs, dont Mathieu Labrie, Samuel Grenache et Maxime Pomerleau. Ces trois joueurs des Fog Devils portaient antérieurement les couleurs du Titan.
«Ils voudront sûrement en donner un peu plus contre nous. Nous devrons être prêts et jouer à la hauteur de notre talent», a laissé entendre Tardif.
Malgré sa blessure, ce dernier continue de suivre et de participer à toutes les activités de l’équipe. Il reconnaît toutefois que les sentiments ne sont pas les mêmes lorsque tu n’es pas en uniforme. «Je ne vis malheureusement pas les mêmes sensations que mes coéquipiers», a-t-il avoué avec résignation.