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Victo dit non et non à un usage récréotouristique du flanc du mont Arthabaska

Hélène Ruel par Hélène Ruel
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Article mis en ligne le 5 février 2008 à 11:23
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Victo dit non et non à un usage récréotouristique du flanc du mont Arthabaska
Jacques Roy a adressé une série de questions au conseil municipal
Victo dit non et non à un usage récréotouristique du flanc du mont Arthabaska
«Pas de volonté politique!», a commenté Jacques Roy, porte-parole des résidants du secteur de la rue Elphège après s’être fait dire par le conseil municipal de Victoriaville qu’un changement de zonage du plateau du mont Arthabaska équivaudrait à une «expropriation déguisée».
Accompagné de quatre autres résidants du secteur, M. Roy a profité de la séance générale du conseil pour adresser une série de questions aux élus.

Les résidants auraient souhaité que la Ville mette un frein au développement résidentiel sur la montagne, sur ces terrains situés dans le prolongement de la rue Elphège où Pro Développement a le feu vert pour construire une vingtaine de résidences unifamiliales.

«Ailleurs, ils la gardent leur montagne!», «C’est la volonté populaire contre la volonté politique!», a-t-on pu entendre de la bouche des résidants, certains ayant eu l’impression d’être passés devant un tribunal.

Ils sont sortis plus fâchés que déçus par le refus catégorique des élus de reconsidérer leur décision. Jacques Roy était particulièrement indigné qu’on mette en balance la protection du flanc de la montagne et le «préjudice» que la Ville pourrait causer au promoteur.

Si le conseil municipal peut accueillir d’un promoteur une demande de modification au zonage, pourquoi les citoyens d’une ville ne pourraient pas s’adresser à la Ville pour donner au plateau de la montagne une vocation récréotouristique plutôt qu’un usage résidentiel ?, avait-il demandé un peu plus tôt.

«Nous ne demandons pas à la Ville d’agrandir le parc du Mont-Arthabaska ou d’acquérir les terrains. L’enjeu, ce n’est pas une question de voisinage, mais de préservation de la montagne, de développement durable», avait dit Jacques Roy devant les élus.

Ni le maire Roger Richard, ni aucun des élus présents (huit sur dix) n’ont voulu donner suite à la demande d’un changement de zonage.

Le maire persiste à dire que le projet de Pro Développement de construire une vingtaine d’habitations unifamiliales sur ses terrains situés dans le prolongement de la rue Elphège (longeant la piste de ski de fond) est tout à fait légitime et conforme aux réglementations. Ce droit de construire sur ce site a été alloué il y a longtemps par l'ex-ville d'Arthabaska, en 1989, a-t-il dit.

Il n’a laissé qu’une option aux résidants, celle de tenter d’acquérir les terrains de Pro Développement. Parce que, pour la Ville, il n’est nullement question d’exproprier Pro Développement, au propre comme au figuré. Ces terrains ne seraient d'aucun intérêt pour la Ville, a dit le maire, plus intéressée à développer la «calotte» de la montagne. La Ville s'apprête d'ailleurs à réaménager le stationnement situé au bout de la rue Girouard, à construire un pavillon de services pour faciliter, par le bas, l'accès à la montagne.

Le maire a fait appel au greffier, Me Jean Poirier, pour donner, sur-le-champ, son avis sur cette demande de modifier le zonage des terrains situés dans le prolongement de la rue Elphège.

Me Poirier a dit que, effectivement, un conseil municipal pourrait, pour des motifs raisonnables, entamer une telle procédure. Mais, a-t-il poursuivi, elle se retrouverait dans la même position que si elle tentait d’exproprier le promoteur. «Elle priverait alors un propriétaire des usages qui étaient conformes. Ce serait de l’expropriation déguisée.»

Le conseil municipal étant fermé à toute demande, Jacques Roy ne savait pas encore quel autre recours il pourrait tenter pour préserver ces terrains du flanc de la montagne.
Mauricie

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