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Près de 700 000 $ pour la pleine participation des immigrants au Centre-du-Québec

Les nouveaux arrivants correspondront aux besoins de la région

Caroline Lepage par Caroline Lepage
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Article mis en ligne le 31 janvier 2008 à 14:30
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Près de 700 000 $ pour la pleine participation des immigrants au Centre-du-Québec
La vice-présidente de la CRÉ Centre-du-Québec, Francine Ruest-Jutras, signe ici l'entente triennale, sous le regard de la ministre du MICC, Yolande James, et de la chargée de projet, Élodie Kergal.
Près de 700 000 $ pour la pleine participation des immigrants au Centre-du-Québec
Les nouveaux arrivants correspondront aux besoins de la région
La signature, mercredi, d'une entente spécifique de régionalisation de l'immigration est rehaussée d'un financement de 696 000 $ pour le Centre-du-Québec. Cette enveloppe financière, valide pour trois ans, permettra de mener des actions concertées pour aider les immigrants à contribuer pleinement à l'essor de la région, en commençant par l'emploi.
Le lancement officiel de cette deuxième entente s'est effectué en compagnie de la ministre de l'Immigration et des Communautés culturelles (MICC), Yolande James.

Elle ouvrait le bal des invités, aux côtés de la vice-présidente de la Conférence régionale des élus (CRÉ) du Centre-du-Québec et mairesse de Drummondville, Francine Ruest Jutras.

L'événement rassemblait aussi des représentants des ministères de l'Emploi et de la Solidarité sociale; du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation; des Affaires municipales et des Régions, et de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.

À ceux-là, s'ajoutent des responsables de la CRÉ du Centre-du-Québec, de la Fédération de l'Union des producteurs agricoles du Centre-du-Québec et du Conseil régional des partenaires du marché du travail du Centre-du-Québec, également présents à l'événement.

D'ailleurs, si le projet mobilise autant de partenaires, c'est qu'ils ont tous à tirer profit de l'immigration. «Il faut créer une concertation, une synergie pour attirer les immigrants dont ils ont besoin», a commenté Mme James.
Le nouveau souffle des immigrants
Cette démarche poursuit plusieurs objectifs, dont la promotion et la rétention de l'immigration dans la région, tout en favorisant leur intégration sociale et professionnelle.
Concrètement, les quelque 700 000 $ serviront, entres autres, à organiser des formations destinées aux nouveaux arrivants ou des journées découvertes de la région et des partenariats avec des regroupements d'entreprises.

Une chargée de projet, Élodie Kergal, à qui l'on promet «du pain sur la place», réalisera les actions sur le terrain, à partir des orientations identifiées par les partenaires.

À entendre les collaborateurs, la contribution des immigrants vers le marché du travail semble une priorité, considérant que le Centre-du-Québec prévoit devoir combler 21 500 postes d'ici 2010.

«L'entente triennale permettra de réaliser des projets visant à hausser le nombre de travailleurs qualifiés et de gens d'affaires, une des solutions envisagées pour assurer la relève dans certains secteurs névralgiques et pour contribuer à la prospérité économique de la région», a déclaré Yolande James.

Ce maillage passe cependant par la reconnaissance des acquis des nouveaux arrivants. À ce sujet, la ministre s'est montrée optimiste puisqu'au Québec, une vingtaine d'ententes auraient été signées avec des ordres professionnels.
Grille de sélection
La phase deux de cette entente est bonifiée d'une grille de sélection qui favorise un meilleur arrimage des choix d'immigrants avec les besoins de main-d'œuvre en région, ce que le vice-président du Conseil régional des partenaires du marché du travail au Centre-du-Québec, Marc Morin, a qualifié de gage de succès.
Précisément, les domaines privilégiés sont la santé, l'éducation, les secteurs manufacturier et agricole.

Pour sa part, Mme Ruest Jutras se fait insistante, faisant valoir la volonté de la région d'accueillir davantage d'immigrants économiques.

Reconnaissant l'effort social, cette dernière a toutefois spécifié que le Centre-du-Québec est à contre-courant de la tendance québécoise, puisque 58,2 % des immigrants s'étant installés dans la région 17, à ce jour, étaient de catégorie «réfugiés».

Pour l'ensemble du Québec, cette proportion s'élève seulement à 19,3 % alors que, d'un autre côté, 55,8 % des nouveaux arrivants, ailleurs, sont de type «économiques».

«Il est temps de rétablir un certain équilibre. Il faut donner un coup de barre. Le message doit passer», a laissé tomber Mme Ruest Jutras.

Quant à lui, l'agent de développement au MICC Luc Martel affirme que les immigrants investisseurs et entrepreneurs peuvent assurer la relève d'entreprises ou de petits commerces. «On a vu plusieurs Asiatiques reprendre des dépanneurs», a-t-il finalement donné en exemple.
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