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Quatre chats affreusement torturés au Saguenay

Article mis en ligne le 28 janvier 2008 à 9:42
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Quatre chats affreusement torturés au Saguenay
Fidèle à moi-même, les mots se bousculent dans ma tête, des mots rembrunis de tristesse, de souffrance, d’incompréhension et de colère. Ouf ! L’image des animaux morts que l’on présentait à l’écran m’a glacé le sang, fait sentir petite, donné la nausée et envie de pleurer…

« … Mon Dieu, je souhaiterais leur voir la face et entendre de leur bouche me dire pourquoi ils ont été si cruels. » Je veux crever l’abcès qui me dévore l’esprit et sur Google je tape « chat Saint-Honoré ».

Deux jeunes gens auraient torturé à mort 4 chats pour ensuite les jeter dans un sac à poubelle. La douleur des animaux est réelle et se traduit dans le regard ! Quelles ont été leurs motivations ? Ont-ils commis leur geste sadique sous l’influence d’une substance psychotrope quelconque ? Font-ils partie d’une secte satanique ou était-ce un trip de jeunes. Qu’éprouvent-ils maintenant, sont-ils prêts à recommencer ou regrettent-ils leurs gestes sauvages.

J’ai 10 ans et je saute à la corde avec deux fillettes de mon âge sur le terrain asphalté du voisin. Trois gamins qui venaient du terrain de jeux se poussent sur le trottoir. Jeannette, ma chatte âgée de 6 ou 7 mois, est couchée dans l’herbe et l’un des garçons l’appelle minou, minou. Sans malice, elle vient vers lui pour se faire flatter. Celui du milieu l’attrape par la queue et avant qu’elle n’ait le temps de le mordre ou de le griffer, il a swignée le bras butant le chat contre une bordure de ciment.

Tout s’est fait tellement vite ! Avant qu’il ne recommence une deuxième fois, j’aurais voulu lui sauter dessus pour lui démolir le portrait, mais j’étais paralysé par la peur et ébranlée devant cette démonstration de violence. Le corps inanimé de ma chatte pendant au bout de son bras et moi les mains sur mon cœur, je criais et je pleurais pour qu’il arrête. Il a levé le bras et un adulte lui a fait lâcher sa prise. Les trois garçons se sont sauvés et nous ne les avons plus revus dans notre rue.

À genoux, je pleurais, je pleurais tellement que le pelage de ma chatte était tout mouillé. La voisine m’a apporté un panier pour y déposer le corps de mon animal et je suis parti en courant chez le vétérinaire dont la fille était une compagne de classe.

Mon petit cœur faisait boum, boum et à pleurer autant, je me demande pourquoi il n’a pas fendu en deux. Entre deux sanglots, j’ai raconté mon histoire au vétérinaire. Il savait que je n’avais pas d’argent pour payer la consultation. Il a pris le temps d’examiner ma chatte, de lui donner une injection et de me faire ses recommandations pour les prochains jours.

Il y a 48 ans de ça, le coup lui a été fatal. Même avec mes bons soins, elle ne s’en est pas remise et la vie fait qu’on oublie…

À vous la conclusion…

Kathleen Potvin

Saint-Louis-de-Blandford

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