Défense des droits : un soutien insuffisant
Depuis plusieurs années déjà, les organismes québécois de défense collective des droits (DCD), dont le Regroupement des sans-emploi de l’Érable, interpellent le gouvernement Charest ainsi que les partis d’opposition afin d’obtenir une réponse favorable à leur demande d’augmentation des sommes dévolues à ce secteur plus que défavorisé du mouvement communautaire autonome.
Ce rehaussement est plus que nécessaire puisque le sous-financement chronique ne permet pas aux organismes de DCD (plus de 340), de réaliser pleinement leur mission première, soit celle d’offrir à la population des lieux d’apprentissage, de promotion et de défense collective de leurs droits. Dans les faits, ces organismes défendent sans relâche les droits légaux et sociaux des personnes exclues, discriminées et moins bien nanties de notre société.
Le financement de base des organismes se chiffrait en moyenne, pour l’année financière 2006-2007, à 51 000 $ (environ la moitié des organismes reçoivent moins de 50 000 $), certains recevant aussi peu que 4 000 $ ou 5 000 $ par année. Quand on sait que le financement de base sert à payer l’ensemble des dépenses reliées au fonctionnement d’un organisme (loyer, téléphone, activités, déplacements, salaires), on constate aisément que ces organismes ne roulent pas sur l’or.
Les demandes financières déposées par les organismes de défense collective des droits auprès du SACAIS sont claires avec, entre autres, l’indexation et l’augmentation des subventions à un seuil minimal de 50 000 $ le financement de base de chacun des groupes concernés et une somme adéquate afin d’accueillir des groupes qui sont présentement en attente de financement.
Par conséquent, le Regroupement des sans-emploi de l’Érable demande à chaque député de la région siégeant à l’Assemblée nationale de se prononcer sur ces demandes et de s’engager à les défendre, et ce, afin de contribuer à l’avancement de la démocratie québécoise.
Simon Demers
Coordonnateur
Regroupement des sans-emploi de l’Érable