Denis Robillard montre son inquiétude
Bien que reconnaissant le droit légitime d’Alstom de contester la décision le la STM d’accorder le contrat des 336 voitures du métro de Montréal à Bombardier Transport, l'Association des manufacturiers d’équipements de transport et de véhicules spéciaux (AMETVS) déplore le retard engendré dans ce dossier à la suite de la décision rendue par la Cour supérieure du Québec le 9 janvier dernier.
Le directeur général de l’AMETVS, Denis Robillard, se dit inquiet de l'impact de cet important retard pour certaines entreprises québécoises. «Retarder le début de ce contrat d’un an, voire peut-être plus, cause d'importants délais dans les investissements pour l'achat de nouveaux équipements, par exemple, ou dans la mise en place de nouvelles technologies. Nos entreprises subissent directement ou indirectement un important ralentissement dans leur développement global», explique M. Robillard.
L'AMETVS estime qu'il faut conserver au minimum 70% de contenu canadien au niveau de la production et de la fabrication de ces voitures et ce, peu importe la décision de la STM de se plier ou non au jugement de la Cour.
«Nous nous engageons à être un joueur actif dans ce dossier afin de maintenir, voire même augmenter ce pourcentage», d’ajouter M. Robillard. «Il faut que tous les intervenants se regroupent afin d’obtenir des gouvernements provincial et fédéral une loi ou un règlement imposant un pourcentage minimal de contenu canadien sur les contrats impliquant des deniers publics et ainsi maximiser les retombées économiques locales. Voilà, un autre moyen concret d’aider nos entreprises manufacturières!»
L'AMETVS offre son support aux entreprises en lice à l'obtention de ce contrat. «Notre mission est d’aider nos entreprises membres à se développer et nous collaborerons avec le donneur d’ordre sélectionné afin de maximiser les retombées pour l’industrie en général et nos membres plus particulièrement», affirme le président du conseil d’administration de l’Association, M. Richard Bourbeau.