Articles à vendre | Vente aux enchères | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
La Nouvelle / L'Union
Tribune Libre
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Impératif, l'écovillage ou l'écohameau!

Article mis en ligne le 10 décembre 2007 à 12:21
Soyez le premier à commenter cet article
Impératif, l'écovillage ou l'écohameau!
J'ai écrit cette lettre afin de me positionner au sujet de l'avenir de l'agriculture au Québec et de la relève. Je l'ai transmise à quelques amis et ils m'ont suggéré de la rendre disponible au public par le biais de lettre ouverte.

Je crois que d' ici quelques années, les besoins se feront grandissants de se réseauter afin de vivre de façon communautaire, (ce qui ne signifie pas vivre en commune). Réapprendre à délaisser le modèle individualiste, celui dans lequel nous baignons depuis notre venue sur Terre pour mettre en commun nos connaissances et nos ressources.

Selon moi, ce sera la seule façon pour les plus jeunes qui leur permettra d'acquérir un petit coin à eux sur une terre et partager des valeurs écologiques communes. Avec les lois actuelles de protection du territoire (qui ne conviennent plus à la réalité d’aujourd’hui), connaissant les problématiques que vit l'agriculture industrielle : l’implantation des quotas dans tous les types de productions, le prix exorbitant des terres, l’instabilité et la fragilité de la commercialisation des productions industrielles (boeuf, veau de lait, veau de grain, poulet, sirop d’érable et j'en passe). Ça n’incite pas les jeunes à réaliser leurs rêves de cultiver pour tout simplement vivre!

Connaissant le déclin rapide des fermes au Québec (perte de 22 fermes chaque mois), ce ne sont pas tous les enfants du nombre restant de fermes qui prendront la relève, sachant très bien que la structure actuelle apeure par la charge qui pèsera sur eux lors de l’acquisition.

Nous avons atteint un point tournant, partout au Québec les terres sont délaissées; elles retournent en friches, ces terres qui ont été défrichées, drainées, subventionnées dans le but de nourrir un peuple, voilà que maintenant elles nous glissent entre les mains, car la volonté des dirigeants est de compétitionner avec les marchés extérieurs afin de protéger l’économie du Québec. Pendant ce temps, nous perdons ce qui nous a été légué et ce qui nous est le plus précieux en tant qu'êtres vivants, soit notre grand jardin à tous!

Lorsque nous achetons de l'extérieur, nous développons les autres, au détriment de notre peuple. Lorsque nous achetons des aliments qui ont été produits par des méthodes transgéniques, hormonales, utilisant des produits de synthèse tels qu’engrais chimiques, pesticides, herbicides, etc., nous coopérons au développement et à l'expansion de ces méthodes destructrices de toute forme de vie sur terre : les animaux qui vivent dans le sol dont on ne conteste plus le rôle essentiel et les autres, les oiseaux, les insectes, les abeilles, etc. Sans eux, ce sera une planète morte.

Si différentes formes d'élevage (boeuf, veau, porcs, cerfs domestiques, etc.) ne conviennent plus économiquement pour sauvegarder nos terres ancestrales, et bien donnons la chance aux jeunes de s'implanter pour cultiver en communauté et produire localement pour sauvegarder cet héritage et sécuriser le peuple québécois par des gens de chez nous qui produiront pour nous et tous seront heureux.

J'ai une ferme de 205 acres : prairie, pâturage érablière, forêt mixte. Ayant vendu mes bovins et mes porcs biologiques au printemps faute de marché local bien que j’aie travaillé à son développement depuis plus de 10 ans, j’en suis arrivé à comprendre que produire des viandes demandait beaucoup trop d'énergie sous toutes ses formes en partant du pétrole jusqu’à la viande à déguster dans notre assiette. Il n'est pas dit de ne pas en consommer, mais d'en diminuer la consommation pour le bien de notre planète, avec un rapport de 7 kg de grain pour en arriver à fabriquer 1 kg de viande. Pour ceux qui peuvent s'en offrir, prenez bien le temps de la déguster.

Car les viandes à l'échelle planétaire servent seulement les bien-nantis.

L'abondance que nous avons, nous, les Nord-américains face au reste du monde devrait nous sensibiliser à l’impact et la responsabilité que nous avons, chacun d'entre nous, quant à la protection de cette planète.

Nous en sommes rendus à nous poser à chaque instant de notre vie cette question : «Est-ce que cette action aura des conséquences sur mon environnement et sur ceux qui viendront après moi?» À chaque geste!

Je crois que c'est dans cet ordre d'idée, de connaissance que nous parviendrons par la conscientisation à changer les mentalités. La solution, tout le monde la connaît : avoir un but commun.

La seule façon d'y arriver est d’abaisser notre consommation, c'est à nous les adultes de donner l’exemple et de réapprendre à vivre tout en enseignant à nos enfants et petits-enfants que le bonheur n’est pas dans le matériel.

Certains diront que l’économie en souffrira et il y aura peut-être des pertes d’emplois ! La réponse qui me vient est : «Travaillons maintenant à éviter l’iceberg! Prenons tout de suite le virage, car tous savent plus nous attendons, plus le virage sera serré ».

Ma conclusion à tout ceci est que nous devons redonner accès aux terres à tous ceux qui voudront bien les cultiver et les protéger. La formule d’écovillage ou d’écohameau (voir plus bas les définitions) devient impérative. Pour moi, la commission de protection du territoire a lieu d’être afin de protéger les terres agricoles contre tout autre développement, mais elle est révolue, car elle ne fait pas la protection des terres agricoles dans son vrai sens : les protéger contre les procédures destructrices de l’agriculture moderne et industrielle.

Nous ne pouvons tout détruire sous prétexte de sauvegarder nos emplois (couper toutes les forêts, vider les mers, piller la terre, etc.) Seulement 2 pour cent de la surface de la planète sert à nourrir les humains. Cette source d'approvisionnement, nous la maltraitons par tous nos déchets que nous épandons sur ces terres fertiles. De plus, pour maintenir notre économie forte, nous développons à une vitesse effrénée la culture de maïs transgénique pour nourrir des véhicules tandis que pas très loin de nous, des humains meurent de faim.

Cette heure de changement est arrivée, saisissons-la pour le bien de toute cette création!



Normand Beaudette

Chesterville

Définitions :

Un écovillage est une petite communauté de personnes unies vers un but commun, basé sur des valeurs écologiques. Un écovillage tend à maintenir un équilibre global en respectant le principe de ne pas prendre à la terre plus que ce qu'on peut lui retourner.

Le modèle de l'écovillage est une réponse à un problème complexe d'intégration de l'habitat humain dans l'écosystème naturel, par l'intégration de communautés viables basées sur le développement durable. Le concept de l'écovillage est déjà appliqué dans plusieurs pays.

Le concept de l'écovillage met l'emphase sur :

• La construction écologique

• Les systèmes d'énergies renouvelables

• La production locale d'aliments biologiques

• Une économie viable

• Un processus décisionnel collectif

En résumé, un écovillage est donc, avant tout, un mode de vie qui respecte l'individu, le collectif et l'environnement et qui permet d'incarner les valeurs de respect, de solidarité, d'interdépendance et de partage, tant entre les résidants, qu'avec l'ensemble de la communauté.

Pourquoi une communauté intentionnelle n'est pas toujours un écovillage ?

Le mot écovillage est un terme largement utilisé de par le monde pour représenter plusieurs modèles de communautés. Voici la définition du terme communauté intentionnelle et ce qui la différencie de l'écovillage.

Une communauté intentionnelle est un regroupement d'individus qui ont choisi de vivre ensemble selon des valeurs communes qui n'incluent pas nécessairement les valeurs d'écologie et de développement durable. Elles peuvent partager des valeurs par exemple, sociales, économiques, spirituelles ou politiques.

Cette notion est plus ou moins éloignée de la définition réelle du terme écovillage. Pour s'en rapprocher, une communauté intentionnelle doit avoir comme préoccupation première l'écologie au quotidien et inclure des valeurs de respect de l'environnement dans son aménagement d'ensemble.

Références : www.terravie.org

ecohameau.tripod.com

www.ecovillage.ithaca.ny.us

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net