La journée mondiale du sida 2007
Moins on juge, mieux on aide!
À l’occasion de la Journée mondiale du sida, qui se tiendra le samedi 1er décembre, la Direction de santé publique souhaite sensibiliser la population à l’adoption de comportements préventifs. La population est également invitée à se questionner sur ses préjugés et ses jugements à l’égard des personnes vivant avec le VIH. Pourquoi? Parce que toute personne mérite d’être aidée. Parce que moins on juge les gens, mieux on les aide.
En 2007, des personnes contractent encore le VIH au Québec
La présence du VIH est bien réelle et elle touche au quotidien des milliers de Québécoises et de Québécois.
Selon les dernières données disponibles, on estime qu’environ 17 000 personnes vivent avec le VIH au Québec. Près de 1 000 personnes contractent cette infection chaque année et plus d’une centaine en meurent annuellement.
Dans la région de la Mauricie et du Centre du Québec, plus d’une centaine de personnes vivant avec le VIH sont suivies régulièrement par des médecins. Ces statistiques ne comptent toutefois pas les personnes qui se font traiter à l’extérieur de la région, ni les personnes qui ignorent qu’elles sont infectées.
Parmi les personnes vivant avec le VIH, les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, 45 %, et les personnes qui s’injectent des drogues, 19,4 %, sont le plus touchés.
Bien qu’elles aient pris des risques en ne portant pas le condom ou en n’utilisant pas des seringues stériles, ces personnes ne voulaient pas contracter le VIH. Aidons-les, en ne les jugeant pas.
Le VIH ne se transmet pas dans les activités de la vie quotidienne comme donner la main, boire dans un même verre, travailler ensemble, partager la piscine, se faire piquer par un insecte, utiliser une même toilette, fréquenter un même endroit public ou s’embrasser. Contrairement à la grippe ou à la varicelle, le VIH ne survit pas dans l'air.
Le VIH ne survit pas dans l'eau non plus. Les activités de la vie quotidienne ne comportent pas de risque de transmission. Croire le contraire, c'est encourager des préjugés.
Sensibiliser la population, mais aussi les professionnels de la santé
La Direction de santé publique souhaite sensibiliser la population, mais également les professionnels de la santé, qui sont souvent les premiers interpellés :
en traitant les personnes atteintes du VIH ;
en distribuant du matériel d’injection stérile aux utilisateurs de drogues injectables.
En effet, dans le but de limiter la transmission du VIH et des hépatites chez les personnes qui s’injectent des drogues, leurs proches et leurs enfants à naître, la région de la Mauricie et du Centre-du-Québec participe au Programme provincial de distribution et d’échange de matériel d’injection.
Des travailleurs de rue, des intervenants des urgences, des centres de santé et de services sociaux, de certains organismes communautaires et de quelques pharmacies distribuent gratuitement du matériel d’injection stérile.
Les personnes qui s’injectent des drogues ont à faire face au regard des autres, souvent empreint de préjugés causés par le fait qu’elles consomment des drogues considérées illégales.
Plusieurs de ces personnes rencontrent de grandes difficultés d’adaptation sociale et ne sont pas nécessairement en mesure d’envisager de pouvoir arrêter leur consommation. Il est important de pouvoir les aider à s’en sortir, mais il est primordial qu’elles réussissent à le faire sans être infectées par le VIH ou l’hépatite C.
Les professionnels de la santé représentent parfois le seul contact extérieur de la personne qui s’injecte des drogues. Le simple fait que celle-ci se déplace et affronte le regard des autres pour recevoir des soins ou aller chercher des seringues démontre qu’elle veut se protéger et protéger son entourage.
Une attitude ouverte et empathique encouragera davantage les personnes atteintes du VIH et les personnes qui s’injectent des drogues à demander de l’aide qu’un regard méprisant. Moins on juge et mieux on aide, même par un regard!
La prévention est le seul moyen de prévenir la transmission du VIH
La Journée mondiale du sida est également l’occasion de rappeler les messages de prévention. Il n’existe, à l’heure actuelle, ni de vaccin pour prévenir, ni de traitement pour guérir le VIH.
En utilisant un condom, en ne partageant pas de matériel d’injection et en passant un test de dépistage à la suite de comportements à risque, chacun peut jouer un rôle primordial et briser la chaîne de transmission de ces maladies.
Toutes les personnes qui ont des comportements à risque devraient passer des tests de dépistage du VIH et des autres infections transmises sexuellement et par le sang (ITSS). Il s’agit du seul moyen qui permet de détecter la présence du VIH ou d’une ITSS, l’infection par le VIH et les ITSS étant souvent asymptomatiques.
Le réseau de la santé et des services sociaux offre d’ailleurs différents services visant à prévenir la transmission du VIH et des ITSS :
des services de dépistage et de prévention dans tous les centres de santé et de services sociaux (CSSS) ;
une intervention préventive auprès des personnes infectées par une ITSS et de leurs partenaires afin d’en diminuer la propagation (incluse dans les services de dépistage et de prévention des CSSS) ;
la distribution gratuite de matériel d’injection stérile pour les personnes qui s’injectent des drogues ;
la distribution gratuite de condoms dans différents endroits de la région ;
de la formation aux intervenants.
Afin de sensibiliser la population à la réalité que vivent les personnes atteintes du VIH et de promouvoir les comportements sécuritaires, des activités auront lieu à compter du jeudi 29 novembre jusqu’au samedi 1er décembre.
Les CSSS et les organismes communautaires organisent des activités dans les écoles secondaires, les bars, les restaurants et différents lieux publics : stands, témoignages, concours, questionnaires, journées portes ouvertes, distributions de rubans rouges, de bracelets rouges, de condoms, de napperons, etc. Participez à ces activités pour témoigner votre ouverture, car moins on juge, mieux on aide.