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Les vitrines prennent vie… sous le pinceau de Valérie

Manon Toupin par Manon Toupin
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Article mis en ligne le 27 novembre 2007 à 9:09
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Les vitrines prennent vie… sous le pinceau de Valérie
Valérie Boucher crée des murales pour les vitrines des commerces.
Les vitrines prennent vie… sous le pinceau de Valérie
Les grandes surfaces ne font pas peur à Valérie Boucher. Depuis une dizaine d'années, la peintre s'est spécialisée dans les vitrines et profite, avec ces grands espaces, d'immenses toiles pour étendre sa peinture et faire vivre ses paysages et ses personnages.
«Quand j'ai commencé à peindre, j'avais remarqué que les gens ne réalisaient pas tout le talent qu'il y avait dans la région. En faisant de la peinture en direct, j'ai découvert que l'art fait du bien aux gens. Ils sont impressionnés, mais ne vont pas nécessairement aux symposiums ou dans les salles d'exposition», a-t-elle indiqué.

En peignant les vitrines des magasins, Valérie a trouvé une bonne façon de montrer son travail aux gens. Un jeudi, dans un marché d'alimentation, les gens vont et viennent, ne manquant pas d'apprécier son travail et arrêtent lui dire que ce qu'elle fait est très beau. Il n'en faut pas plus à Valérie pour y aller de son plus beau sourire.

«Je fais toujours du direct, de l'improvisation. Tu vois, je devais faire cette vitrine lundi dernier, mais je n'avais pas d'inspiration. J'ai laissé cela sur la glace et suis revenue aujourd'hui», explique-t-elle.

Elle a alors commencé à peindre quelques chevreuils agrémentés de gigantesques arbres. «J'aime les grandes surfaces qui permettent de grands mouvements, la possibilité de bouger», souligne-t-elle.

Quand Valérie a débuté avec cette forme d'expression visuelle, elle cherchait un travail artistique qui ne l'empêcherait pas d'être avec ses enfants. «En plus, les vitrines me permettent de montrer mon travail à des milliers de personnes», ajoute-t-elle.

Cette façon de peindre a des avantages certains. Elle a permis à Valérie d'acquérir un coup de pinceau déterminé, une justesse enviable dans les couleurs et dans les proportions. «C'est sûr qu'il faut rester dans le populaire», note-t-elle. Ça lui permet également, ce qui n'est pas à dédaigner, d'apporter l'art aux gens.

«Certains vont peut-être déplorer le fait que c'est une forme d'art éphémère. Mais les gens s'en souviennent et ils s'attendent, à chaque année, à voir la vitrine peinte», ajoute Valérie. Elle doit, dans son travail, considérer que sa peinture sera vue des deux côtés de la vitrine et choisir ses couleurs en fonction de l'orientation du soleil.

L'artiste ne peint pas que dans des vitrines toutefois. Elle utilise également des toiles et a fait quelques expositions. «J'ai beaucoup d'ambition artistique, mais je suis une maman avant tout», insiste-t-elle. Cela ne l'a pas empêchée, de se forger une renommée dans son domaine. Si bien que certaines années, elle a réalisé entre 250 et 300 vitrines, un peu partout à travers la région et ailleurs au Québec.

«La première murale, j'avais mis trois jours à la réaliser. Aujourd'hui, j'y parviens en quatre à six heures. J'ai développé des trucs, des méthodes de travail», indique-t-elle.

Cette façon de peindre, devant les gens, nécessite beaucoup d'humilité et Valérie y trouve beaucoup de satisfaction.

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