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Les Chiens lancent Le long sentier, une anthologie
Depuis quelques jours, le tout dernier CD du groupe Les Chiens est disponible en magasin.
Pour bien saisir l'importance des Chiens, dans le paysage musical québécois de ces dix dernières années, il faut prendre la bête à rebrousse-poil. Cibler les omissions, les refus et les replis plutôt que les actions et les accomplissements. Tracer un bilan provisoire de parcours en énumérant les choix artistiques et commerciaux qu'ils n'ont pas fait et les gestes qu'ils n'ont pas posés. Car pour être devenus ce modèle d'intégrité et de longévité qu'ils sont aujourd'hui, il a bien fallu qu'ils évitent les pièges et les erreurs commises par trop de formations musicales qui, à force de vouloir plaire à tout prix, se sont vite retrouvés dans la catégorie des étoiles filantes.
D'abord, leur entêtement à se tenir à l'écart des modes, du goût du jour. Le rock des Chiens n'a jamais été «emo», «hardcore», psychédélique ou pop-punk. Le rock des Chiens a été rock, point. Et les Chiens n'ont jamais usé de stratégies marketing démoniaques, d'approches médiatiques racoleuses ou d'opérations charmes savamment étudiées. À la mise en marché opportuniste sur l'autoroute du show-business, ils ont toujours opposé une démarche intègre et indépendante sur les chemins de traverse.