Le service Info-Santé 811 est en fonction depuis novembre 2006 au Centre-du-Québec et en Mauricie. Le test s'étant avéré concluant, il devrait maintenant être offert sur l'ensemble du territoire québécois dès 2008.
La région a prouvé l'efficacité du 811
Info-Santé devrait entrer en vigueur partout au Québec en 2008
Le projet pilote Info-Santé 811 mené depuis plusieurs mois dans la région semble avoir fait ses preuves. L'ensemble du Québec pourra donc y avoir accès dès le début 2008.
Depuis le 1er novembre 2006, tous les citoyens de la Mauricie et du Centre-du-Québec ont effectivement accès à un service de conseils professionnels dans le domaine de la santé via un seul numéro facile à retenir: 811.
D'après les experts, un tel service évite des déplacements inutiles à la population et contribue à la diminution des coûts sociaux en fournissant des réponses professionnelles sur des questions de santé simples.
«Ça favorise aussi la mise en lien avec des groupes de médecine de famille ou des pharmaciens, donc ça permet d'optimiser les ressources professionnelles dont on dispose», commente Guillaume Cliche, agent d'information au Centre de santé et de services sociaux de Bécancour-Nicolet-Yamaska. L'objectif ultime est, entre autres, d'éviter l'engorgement des urgences. «Pour les grippes, les maux de gorge, les entorses, les petites coupures, le service 811 peut apporter beaucoup d'aider et indiquer aux gens où aller consulter», note M. Cliche.
Dans la région, le volume d'appel a répondu aux attentes en connaissant une croissance de 30%. En tout, près de 182 000 appels ont été logés en un an, et les retombées semblent plus que favorables. «Généralement, notre personnel est en mesure de régler la situation au téléphone. En fait, on ne réfère que 10 à 12% des clients à d'autres professionnels de la santé», souligne Gaétane St-Amand, chef de l'administration du Service régional Info-Santé et Info-Social.
Ailleurs au Québec, le service Info-Santé peut aussi être joint en tout temps, mais il faut composer le numéro de téléphone de son CLSC local. «Le service était accessible, mais il y avait autant ne numéros de téléphone pour l'obtenir que de CLSC dans la province. Le déploiement provincial du 811 d'ici quelques mois va permettre de simplifier tout ça», témoigne Dominique Breton, responsable des communications pour le ministère.
Annabelle Laberge