Pour une protection efficace du territoire agricole
77e assemblée générale annuelle de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec
«Lors des audiences de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire québécois, la protection du territoire agricole a été la cible d’attaques de la part du milieu municipal régional. C’est ainsi que des intervenants municipaux ont systématiquement exigé d’avoir le contrôle de l’usage du territoire. Pour l’agriculture, c’est évidemment un grand danger. À cet égard, nous n’avons qu’à examiner les orientations que prend actuellement la MRC d’Arthabaska dans l’élaboration de son RCI sur les odeurs pour la production porcine et du veau de lait. Le document présenté au ministre des Affaires municipales et des Régions faisait état de plus de 40 périmètres de protection d’un kilomètre pour des usages non agricoles dans la MRC, en plus des périmètres d’urbanisation, et ce, au moment même où la MRC a fait connaître son intention de développer son secteur résidentiel à plusieurs endroits. À la lumière de telles attitudes de certaines MRC, il faut espérer que l’on maintienne fermement les pouvoirs conférés à la Commission pour la protection du territoire agricole du Québec qui sont absolument essentiels pour assurer la pérennité du territoire agricole.»
Voilà, en substance, le message qu’a livré le président de la Fédération de l’UPA du Centre-du-Québec, Jacques Corriveau, à l’occasion de son traditionnel discours annuel lors de la 77e assemblée générale annuelle de l’organisation. Ces assises ont réuni quelque 200 producteurs et productrices délégués. Ceux-ci ont pris connaissance des résultats de la tournée de consultation menée en septembre dans les sept secteurs de l’UPA.
Toujours dans son discours d’ouverture, M. Corriveau a interpellé le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec, Laurent Lessard, afin qu’il défende énergiquement l’agriculture au sein du conseil des ministres et, plus particulièrement, auprès du ministère des Affaires municipales et des Régions et du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs.
«Il est évident que l’action collective, la solidarité et l’implication soutenue des producteurs et productrices sont des avenues incontournables pour parvenir à relancer notre agriculture. Même si le climat et la température sont au rendez-vous comme cette année, nous devons composer avec bien d’autres critères afin de pouvoir prétendre vivre adéquatement en agriculture», de conclure le président régional.