Sandrine Roy
Entretien avec Sandrine Roy
Bonjour les internautes. Cette semaine, je suis très fier de vous présenter une entrevue exclusive avec une parolière professionnelle, Sandrine Roy. Elle a écrit, entre autres, pour Garou et Martin Giroux. C'est avec beaucoup de générosité qu'elle a accepté cette entrevue. En voici les grandes lignes.
Q. À notre premier contact, j'ai cru comprendre que vous reveniez d’un voyage. Est-ce que ce voyage est rattaché à votre travail de parolière?
R.Tout à fait. Je suis rentrée hier d’une quinzaine passée à Montréal. Je travaille sur plusieurs projets d'albums québécois qui verront le jour cet hiver et au printemps 2008.
Il est important d'être en contact avec les directeurs artistiques, les gérants, mais surtout et avant tout avec les interprètes. J'ai besoin de les connaître, de cerner au mieux leur personnalité pour leur écrire des textes sur-mesure. Même si Internet est un outil magique, cela ne remplace pas le contact humain. C'est la raison pour laquelle je me rends dans la belle
province trois à quatre fois par an.
Q. Comment en êtes-vous arrivé à atteindre ces artistes connus?
R. Parce que Jehan Valiquet (éditeur canadien qui représente les œuvres de Jean-Jacques Goldman, Serge Lama, Aznavour, De Palmas et bien d'autres) a lu mes textes et m'a ouvert la porte de MUSINFO (sa société d’éditions).
Cette belle aventure, c'est d’abord à lui que je la dois. Depuis trois ans, je travaille entre huit et douze heures par jour pour la chanson. De rencontres en rencontres, les textes ont commencé à apparaître sur des disques et la vingtième chanson placée était celle de Garou.
Q. Demandez-vous un cachet aux artistes que vous approchez avec vos textes? Si oui, comment procédez-vous? Si non? Pourquoi?
R. Je demande une garantie financière (avance sur droits d’auteur) seulement aux artistes autoproduits car j’ai travaillé sur maints projets, passé des semaines à écrire pour des interprètes qui, au bout du compte, n’ont jamais sorti leurs albums. Tout travaille mérite salaire. L’écriture est devenue mon métier et je ne peux plus faire du bénévolat cinq jours sur sept.
Pour les autres (ceux signés par des labels), je ne demande aucun cachet.C'est la SACEM qui me verse les droits après la sortie des albums.
Q. Dans quelle circonstance avez-vous entendu pour la première fois l'une de vos chansons à la radio?
R. C'était en octobre 2006 avec «J't'aimerai encore» de Martin Giroux (sur une musique de Sylvain Michel), qui est restée deux mois numéro 1 du top 50. J'entrais dans un magasin et la chanson est passée. Ça a été une belle émotion.
Claudette Gagnon
Commentaire mis en ligne le 9 octobre 2007De quelle région est Sandrine? Je vous que j'aimerais beaucoup avoir cette chance d'écrire pour des artistes connu. Ça serait très intéressant et motivant aussi. Mais il me faudrait du courage pour commencer. Y-a-t-il des parolier de lAbitibi-Témiscamingue et si oui? Lesquels?
Merci!