Tom Pentefountas, président de l’ADQ, Mario Dumont, chef de l’ADQ, et Jean-François Roux député d’Arthabaska.
«Victoriaville fait la leçon à tout le Québec en démontrant que les industries vertes sont bonnes pour l’économie»
Ce n’est pas par hasard que l’ADQ a choisi Victoriaville pour tenir son conseil général. Victoriaville est un choix symbolique qui démontre que l’économie et l’environnement ne sont pas incompatibles. Plus de 500 participants étaient présents.
Mario Dumont a déclaré, lors du point de presse pour les médias locaux: «Victoriaville, en tant que précurseur du développement durable, fait la leçon à tout le Québec en démontrant que les industries vertes sont bonnes pour l’économie. Nous avons du rattrapage à faire pour créer la richesse. Jean-François (Roux) nous tient au courant des bons coups et des leçons à retenir de ce qui se fait ici.»
Pour ce qui est de l’énergie éolienne il la considère complémentaire. «Il faut s’assurer de tirer le maximum de bénéfices pour les propriétaires de terrains, les municipalités et les industries qui fabriquent ce matériel.»
Interrogé à savoir si ce conseil général portant sur l’environnement est une forme de rattrapage, il a nié mais ajouté que c’était une amélioration. Pour ce qui est du refus de répondre au questionnaire de Greenpeace, il a rétorqué qu’il avait boycotté tous les questionnaires qui sont arrivés à profusion. «Nous ne sommes pas la remorque des groupes de pression, nous leur avons tous envoyé notre programme.»
Lors du point de presse national, il a insisté sur la nécessité d’allier l’environnement au développement économique et de faire renaître notre fierté de grands bâtisseurs. «Il n’est plus question de retarder un projet pendant un an pour des raisons environnementales pour finir par le faire. Si un projet complète le processus d’analyses rigoureuses avec succès, il se fera. S’il ne respecte pas les normes environnementales, il ne se fera pas.»
Il a dit partager la vision d’André Caillé sur le développement de l’hydroélectricité pour tasser les énergies polluantes, comme le charbon, pour le nord-est de l’Amérique mais il croit cependant qu’il faut tenir compte réalistement du portefeuille des contribuables quand on parle de tarifs de marché.
Il considère que certaines subventions peuvent s’autofinancer. «On donne des subventions pour isoler les nouvelles constructions alors que ce sont les anciennes qui sont mal isolées.»
Pour ce qui est de l’intérêt de Monsieur Caillé à devenir candidat pour l’ADQ, il a précisé qu’il avait été invité en tant que conférencier et que la recherche de candidat était à venir. «C’est évident que l’adhésion de gens d’influence aide à faire passer nos messages. Jean Charest a profité du fait que le Parti Québécois n’avait pas de chef pour se comporter comme s’il était majoritaire. Des élections peuvent survenir n’importe quand dans ces conditions.»
Pour ce qui est de courtiser les communautés anglophones, il a rétorqué que son message s’adresse à tous les Québécois qui veulent que l’économie se porte mieux, qu’importe leurs origines ou leurs allégeances passées. C’est l’avenir qui compte.
Finalement, il s’est dit en faveur de compléter le réseau routier en pointillé, soit raccorder les bouts qui manquent; de favoriser les transports en commun et le projet Rabaska car il y a des gains à faire en remplaçant le mazout.
Jean-François Roux
C’est avec beaucoup de fierté que Jean-François Roux, hôte de ce conseil général, a présenté son chef au point de presse à Victoriaville, qualifié de berceau du développement durable.
Il s’est dit particulièrement fier de l’adoption du programme de bonification de l’isolation des maisons existantes, un investissement qui se rembourse en économies. «Notre plateforme est forte. Elle contient des propositions courageuses qui vont au-delà de celles des autres partis.»
Des 26 propositions touchant l’environnement, 19 autres portaient sur d’autres sujets, seulement trois ou quatre ont été refusées, quelques-unes devront être étudiées d’avantage et la plupart ont été adoptées avec ou sans amendement.
Le député Roux s’est dit très fier de faire connaître le centre de congrès du Victorin qui a accueilli trois délégués par comté, soit le député ou candidat, le président et un observateur, ainsi que les médias nationaux et locaux, ce qui représente 500 personnes.
Se sent-il prêt pour les prochaines élections? Oui sans l’ombre d’un doute.
«J’ai l’énergie qu’il faut. Je suis prêt à aller plus loin que lors de la dernière campagne alors que j’étais arrivé à la dernière minute avec une méconnaissance des dossiers chauds, étant donné que je travaillais à l’extérieur. Mes objectifs sont plus élevés que la dernière fois. J’ai appris beaucoup et rapidement. Nous avons un nouvel exécutif depuis 10 jours qui va se charger de la relance du membership et du financement. Je suis très confiant.»