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Que faire avec les agresseurs sexuels?

Article mis en ligne le 5 septembre 2007 à 16:39
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Que faire avec les agresseurs sexuels?
L’ADQ veut consulter la population pour savoir quoi faire avec les agresseurs sexuels et les Libéraux veulent leur construire une prison!
Comment ces deux partis peuvent-ils ignorer que, depuis 2001, le gouvernement dispose d’Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle? Que ces Orientations ont fait l’objet d’un premier plan d’action 2001-2006 et qu’un comité interministériel travaille présentement sur un deuxième plan d’action de concert avec un Comité-conseil?

Dans ce contexte, quelle est l’utilité d’une consultation? Pourquoi parler de construire une prison alors que les Orientations gouvernementales ont une tout autre analyse et ne vont absolument pas en ce sens? Quel gaspillage de temps, d’argent et de salive!

Pendant ce temps, des enfants se font agresser. Comment ignorer que la meilleure façon de contrer les agressions sexuelles, c’est de les prévenir en outillant les enfants et les adultes pour les reconnaître, y faire face et savoir où trouver de l’aide? C’est pourtant assez simple et les organismes Espace du Québec y travaillent avec succès depuis 1985.

Il est aussi reconnu qu’un dollar investi en prévention peut en faire épargner de trois à sept plus tard. Alors, comment expliquer que, vingt ans plus tard, après avoir sensibilisé plus de 285 000 enfants et 83 000 adultes, il est toujours difficile de percer certains milieux ou encore d’obtenir le financement nécessaire pour le faire?

Au Québec, nous avons pourtant des Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle et nous avons des outils qui pourraient faire la différence. Encore faudrait-il que nos politiciens en tiennent compte et aient la volonté politique de les mettre en application concrètement!

Francine Gagnon pour le Regroupement des organismes Espaces du Québec et Josée M. Gosselin d'Espace Bois-Francs

Vos commentaires

L'ADQ est proactif

Steve Boucher
Article mis en ligne le 6 septembre 2007
Le seul gaspillage de temps, d'argent et de salive est de dire que tout va bien, que les orientations actuelles sont suffisantes et que d'étudier la question n'amènera rien. Voilà bien une mentalité qui prône le statut quo et qui ne veut pas s'attaquer aux problèmes.

Avec les fameuses orientations actuelles, le Québec a connu un hausse incroyable des agressions sexuelles au cours des dix dernières années, alors que partout ailleurs au Canada ces crimes sont en forte baisse. Le Québec a un problème particulier et l'ADQ a décidé de s'y attarder.

Comment peut-on critiquer un parti politique qui s'intéresse aux problèmes et qui veut faire avancer les choses, si ce n'est que d'être de mauvaise foi? La consultation publique que mènera l'excellente députée Sylvie Roy sera certainement fort intéressante et j'ai bien hâte de voir les conclusions qui en seront dégagées.

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