La 30e saison de l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières s’amorcera avec faste le samedi 22 septembre prochain, alors que maestro Jacques Lacombe dirigera la première mondiale du Concerto pour alto du compositeur trifluvien Jacques Hétu interprété par Nicolò Eugelmi, alto solo à la Canadian Opera Company de Toronto et dédicataire de l’oeuvre. Seront également présentées, au programme de ce concert fort attendu, les « Danses de Galanta » de Kodaly et la « Symphonie no 7 » de Beethoven.
PROGRAMME
Jacques Lacombe
Chef d’orchestre
Célébrations
Samedi 22 septembre 2007, à 20 h
Salle J.-Antonio-Thompson
Orchestre symphonique de Trois-Rivières
Jacques Lacombe chef d’orchestre
Nicolò Eugelmi alto
Zoltan Kodaly Danses de Galanta
Jacques Hétu Concerto pour alto, opus 75 (2006)
Ludwig van Beethoven Symphonie no 7, en la majeur, opus 92
Ce concert est présenté par
Nicolò Eugelmi
Alto
Nos sincères remerciements à madame Louise Pelletier, directrice régionale et à monsieur Robert Boisvert, chef – administration et relations avec le milieu
d’Hydro-Québec.
Notes biographiques
Jacques Lacombe, chef d’orchestre
Salué dès le début de sa carrière comme l'un des jeunes chefs d'orchestre les plus prometteurs de sa génération, Jacques Lacombe a conquis la scène internationale grâce à sa grande polyvalence, lui permettant d'exceller aussi bien dans les répertoires symphonique, de ballet ou d'opéra, ainsi qu'à sa remarquable habileté à communiquer l'esprit des oeuvres, lui qui dirige souvent sans partition.
Originaire de Trois-Rivières (secteur Cap-de-la-Madeleine), Jacques Lacombe a occupé au cours de sa carrière les postes de premier chef invité de l'Orchestre symphonique de Montréal (2002 à mai 2006), de directeur musical et artistique de la Philarmonie de Lorraine à Metz en France (1998 à 2001), de chef assistant de Charles Dutoit à l'Orchestre symphonique de Montréal (1994 à 1998), il fut également chef d'orchestre attitré et directeur musical des Grands Ballets Canadiens (1990 à 2004). En janvier 2004, il a conquis la critique et le public du prestigieux Metropolitan Opera de New York en dirigeant six représentations de Werther de Jules Massenet. Au cours de la saison 2007, le directeur artistique et chef attitré de l’OSTR multipliera les engagements à l’étranger. On verra prochainement Jacques Lacombe diriger l’Opéra de Marseille (septembre 2007), l’Orchestre symphonique de Montréal (octobre), l’Opéra de Monte-Carlo (octobre et novembre 2007) et l’Orchestre symphonique de Québec (décembre).
Nicolò Eugelmi, alto
Reconnu comme l’’un des meilleurs altistes au Canada, Nicolò Eugelmi est grandement apprécié par la critique et par le public pour son style, sa présence, sa virtuosité et ses remarquables prestations. Très sollicité en tant que soliste et chambriste, M. Eugelmi se produit sur la scène internationale tout aussi bien qu’avec les plus grands orchestres canadiens. Il a de plus participé, en récital ou en tant que chambriste, à plusieurs festivals et séries de concerts à travers le pays. Promoteur de la musique contemporaine, c’est avec une fierté toute particulière que Nicolò Eugelmi interprétera la première mondiale du Concerto pour alto et orchestre de Jacques Hétu, oeuvre lui étant dédiée. Auparavant altiste associé principal à l’OSM, Nicolò Eugelmi occupe maintenant le poste d’alto solo à la Canadian Opera Company de Toronto.
Jacques Hétu, compositeur
Né à Trois-Rivières, Jacques Hétu est l’un des compositeurs canadiens les plus joués, tant au Canada qu’à l’étranger. Il étudia la composition auprès de Clermont Pépin, Henri Dutilleux et Olivier Messiaen. Les oeuvres de Hétu incluent quatre symphonies, des concertos, des oeuvres pour orchestre, des oeuvres pour voix et orchestre, un opéra, ainsi que plusieurs oeuvres de musique de chambre. Hétu accorde une place importante au lyrisme, à la poésie, à l'émotion et à la cohérence du discours. Les éléments de son style pourraient se définir ainsi : formes néo-classiques et expression néo-romantique dans un langage utilisant les techniques du XXe siècle. Jacques Hétu fut élu membre de la Société Royale du Canada (1989), nommé Officier de l'Ordre du Canada (2001) et Officier de l’Ordre national du Québec (2007).
Notes analytiques
Jacques Hétu
Né en 1938 à Trois-Rivières
Concerto pour alto, opus 75 (2006)
Amorcé par les clarinettes et gagnant peu à peu tout l’orchestre, le thème initial de l’Andante est fondé sur une cellule thématique qui prendra un caractère obsessionnel au cours du mouvement. Contrastant avec les éléments lyriques précédents, l’entrée de l’alto expose des éléments rythmiques incisifs qui se résorbent pour mener à l’Allegro. Celui-ci présente une variante du thème initial, une mélodie expressive caractérisée par de larges intervalles d’octaves ascendants. Brève interruption par les éléments incisifs à l’orchestre, puis l’alto reprend sa mélodie avec des couleurs harmoniques et orchestrales variées. Après un court développement dramatique du thème initial, celui-ci réapparaît, varié, dans une atmosphère intimiste où l’alto est soutenu par les violoncelles divisés. Un dernier appel des éléments incisifs à l’orchestre précède la coda qui déploie une dernière fois la mélodie ascendante pendant la descente chromatique en trémolo des cordes graves.
Le Vivace est un court scherzo formé d’arpèges de quinte augmentée au soliste, scandés par les pizzicatos des cordes avec brèves interventions des bois. La partie centrale lente rappelle au cor les éléments du premier thème du mouvement précédent. Retour varié et abrégé de la première partie.
L’introduction orchestrale de l’Adagio expose un thème en trois paliers dont les cellules mélodiques seront reprises avec amplification par l’alto, formant alors une longue phrase mélodique partant du registre médium pour aller ensuite du grave à l’aigu, de l’ombre à la lumière, constamment soutenue par les cordes avec sourdine. Après une section centrale mouvementée, les éléments de l’introduction reviennent abrégés et partagés entre les cordes, les vents et l’alto solo. Puis, la mélodie est reprise aux bois, ornée par les arpèges du soliste. La coda rappelle la tête du thème au piccolo sur un arrière-plan des cors.
L’Allegro final est une sorte de rondo oscillant entre le caractère « toccate » caractérisé par le thème initial de l’alto en notes répétées avec intervention de la caisse claire, et le caractère « dansant » du thème secondaire. Les tutti orchestraux qui concluent le thème initial reprennent les cellules mélodiques du mouvement précédent.
À travers de fréquents changements de tempo, de couleurs orchestrales et de climats, l’unité de l’oeuvre émerge par le rappel constant de cellules mélodiques cycliques. L’oeuvre fut commandée par Nicolò Eugelmi à qui elle est dédiée.
Par Jacques Hétu
Zoltan Kodaly
Né le 16 décembre 1882 à Kecskemet
Mort le 6 mars 1967 à Budapest
D’écriture classique, l’oeuvre de Kodaly, bien qu’influencée par Brahms et Debussy, s’avère des plus personnelles par ses références au folklore hongrois et sa sensibilité populaire. Son oeuvre est le parfait reflet de l’homme simple habité par la musique de son pays et du musicien autodidacte issu d’une famille de musiciens amateurs. Tout comme son compatriote Bartok, Kodaly consacra la majeure partie de sa vie à colliger des chants populaires qui deviendront le thème de sa thèse de doctorat, le sujet d’un nombre considérable de publications et surtout le matériau de ses compositions. Faut-il s’étonner que son répertoire soit gouverné par la musique vocale et chorale? Parmis ses oeuvres les plus emblématiques, figurent les Danses de Galanta. À mille lieues du modernisme percutant de Bartok, cette oeuvre puise son inspiration dans l’enfance de Kodaly, alors résidant d’un village renommé pour son orchestre tzigane, Galanta. Les rythmes exotiques indomptables et mâtinés de nostalgie ont fait la renommée de ces dances créées le 23 octobre 1933 pour le 80e anniversaire de la Société Philharmonique de Budapest. Deux ans plus tard, les Dances de Galanta et les Dances de Marosszek (également de Kodaly) furent regroupées pour la présentation d’un ballet intitulé Histoire d’un rebelle.
Ludwig van Beethoven
Né le 16 ou le 17 décembre 1770 à Bonn
Mort le 26 mars 1827 à Vienne
Cette septième symphonie marque une rupture de ton sur le continuum symphonique de Beethoven, ici, le compositeur témoigne d’un retour, après l’audace des oeuvres précédentes, à une forme strictement classique. Par ailleurs, à la différence des symphonies « Pastorale » ou « Héroïque », celle-ci ne recèle aucun message, ni propos biographiques, bien que Wagner y ait vu une « Apothéose de la danse » et Jules Pasdeloup une « Noce villageoise », certainement en raison de la succession des danses et des rythmes contrastés que forment les quatre mouvements, dont le célèbre allegretto. Beethoven en amorça l’écriture, simultanément à sa huitième symphonie en 1811, lors d’un séjour dans un centre de santé en Bohême. Il dirigea lui-même sa création le 8 décembre 1813 à l’Université de Vienne, lors d’un concert de bienfaisance pour les victimes autrichiennes de la bataille de Hanau, au cours duquel fut également donné la « Bataille de Vittoria », écrite spécialement pour l’occasion par Beethoven. L’énergie et la verve de sa septième symphonie, dédiée au comte Moritz von Fries, engendrèrent immédiatement l’enthousiasme du public qui y perçut la promesse de jours meilleurs.
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Réservations
Les billets pour assister au grand concert Célébrations sont offerts à 36 $, 45 $ et 50 $ à la billetterie de la salle J.-Antonio-Thompson au 819. 380.9797 ou au 1.866.416.9797, ainsi qu’à la billetterie du Réseau Ovation à
www.ovation.qc.ca (des frais de service seront exigés). Sur présentation de la carte d’étudiant à temps complet, les étudiants bénéficient d’une réduction de 70 % sur les prix réguliers.
De plus, venez saluer et échanger avec maestro Jacques Lacombe, le soliste et les musiciens lors du cocktail donné en leur honneur à la fin du concert (billet : 10 $).
Pour toute information additionnelle, contactez l’Orchestre symphonique de Trois-Rivières au (819) 373-5340. Consultez également le site Internet de l’OSTR au
www.ostr.ca.L’Orchestre symphonique de Trois-Rivières reçoit l’appui du Conseil des arts et des lettres du Québec, du Conseil des arts du Canada de la Ville de Trois-Rivières et de Patrimoine canadien.