Réunissant plus de 250 personnes, une grande fête a eu lieu à Victoriaville pour célébrer les 35 ans de la FADOQ Centre-du-Québec.
Un riche passé, un présent énergique et un avenir prometteur
«Plus vivant que jamais». Les responsables de la Fédération de l’âge d’or du Québec (FADOQ) – région Centre-du-Québec ne pouvaient pas mieux choisir leur thème pour souligner les 35 ans de l’organisation. En effet, celui-ci évoque à la fois que le regroupement est débordant d’énergie après plus de trois décennies d’existence, et que ses membres constituent une force vive dans leur milieu de par leurs multiples engagements.
C’est d’ailleurs là la force de la FADOQ Centre-du-Québec : présente aux quatre coins de la région 17 en vertu de ses 71 clubs qui regroupent plus de 18 000 membres âgés de 50 ans et plus.
Selon la directrice générale de l’organisme, Madeleine Lebeau, l’apport des aînés au développement des communautés est indéniable.
«Les clubs sont vraiment importants. S’il n’y en avait pas, il ne se passerait pas grand-chose dans bien des municipalités, a-t-elle lancé. Ce sont des lieux de rassemblement. Et qui fait le bénévolat dans les municipalités? Ce sont souvent les retraités. Leur travail sert à toute la communauté.»
Les 35 années d’existence de la FADOQ Centre-du-Québec ont été célébrées lors de l’assemblée générale annuelle qui s’est déroulée à Victoriaville. En soirée, pas moins de 270 convives ont pris part aux festivités et ont assisté à la présentation d’un document multimédia relatant tout en humour les faits marquants des cinq dernières années. C’est également à ce moment qu’un album-souvenir a été lancé.
Un album-souvenir, oui, car il est souvent profitable de s’arrêter pour regarder tout le chemin accompli. La FADOQ Centre-du-Québec a, en effet, bien changé depuis sa fondation, en 1971. À l’époque, elle était connue sous le nom de Conseil régional de l’âge d’or et reposait essentiellement sur «l’huile de bras», comme dirait l’autre.
«Au début, il n’y avait pas vraiment de financement. Malgré tout, en 1973, 25 clubs étaient membres grâce notamment à la détermination de gens comme Frank Matis (1er président), Laurent Proulx, Jean Dallaire, Jean DeGrandpré et Roch Deshaies», a noté Mme Lebeau.
Ce qui n’a pas changé, c’est la mission de l’organisme. En effet, les loisirs y occupent toujours une place prépondérante. Les différents tournois et ligues des clubs, sans compter les Jeux régionaux FADOQ, qui ont attiré au-delà de 700 participants au sein de 15 disciplines à Victoriaville, en sont une preuve éloquente.
«Au début, la FADOQ est principalement née pour le loisir, a indiqué sa directrice générale. Mais notre mission est beaucoup plus large que cela. Il y a aussi la vie démocratique (soutenir les organismes dans leurs démarches), le partenariat, la collaboration avec les autres intervenants du milieu, et tout le côté social.»
Ce dernier a pris de l’importance au cours des dernières années, que ce soit par la participation à la mise sur pied d’un programme de prévention des abus ou encore à la réalisation du bottin Roses d’or, si utile quand vient le temps de choisir une résidence d’hébergement. En 35 ans, des activités à grand déploiement ont été organisées dans le cadre de cette mission, notamment un colloque sur la violence et un autre sur le suicide.
Avec le temps, le regroupement régional a acquis une crédibilité au sein du Réseau FADOQ. Septième en importance au Québec en terme de membres, l’énergie et le dynamisme de ses membres a maintes fois été relevé sur la scène nationale. D’ailleurs, l’organisme a obtenu, cette semaine, le prix Émergence lors du gala provincial, et ce, pour le développement de cellules d’improvisation, un projet né à Plessisville qui est devenu intergénérationnel avec le temps.
Des initiatives de ce genre, il devrait y en avoir de plus en plus dans le futur puisqu’elles viennent répondre aux besoins des membres plus jeunes des clubs. Actuellement, plus de 3000 membres ont moins de 60 ans. Quant à la moyenne d’âge globale, elle est de 67 ans.
Comme le rappelle Madeleine Lebeau, cette «nouvelle» clientèle est plus scolarisée, plus en santé et plus en moyens que la génération précédente. L’offre de services doit donc s’adapter à ces hommes et à ces femmes qui, souvent, sont encore sur le marché du travail et qui veulent des loisirs stimulants. Surtout, les termes «aînés» et «âge d’or» sont à proscrire pour les gagner; ils se considèrent dans la fleur de l’âge, et c’est vrai pour plusieurs.
«Nous sommes en développement d’activités pour ces gens-là. Nous avons déjà le vélo et les ateliers informatiques qui les rejoignent plus particulièrement, mais nous ferons une consultation cet automne pour connaître leurs intérêts. Nous avons déjà plusieurs idées en tête», a-t-elle lancé, en précisant que le lancement d’un site Web régional s’inscrit également dans la foulée du «renouveau» du regroupement régional.
Au fil des ans, 14 personnes se sont succédé à la présidence de la FADOQ Centre-du-Québec. Aujourd’hui, Suzanne Castonguay est à la tête d’un groupe de 11 administrateurs résolument tournés vers l’avenir.