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L'immigration à Victo, bel exemple de réussite


Publié le 10 août 2017

L'immigration et la région font bon ménage.

©Photo Michel Leclerc

Au moment où des milliers de migrants haïtiens, pour la plupart, s'amènent au pays, à Victoriaville, le Comité d'accueil international des Bois-Francs (CAIBF) s'apprête à célébrer, une fois de plus, la Fête de la diversité culturelle de Victoriaville et sa région, une activité témoignant du succès de l'immigration dans la région.

Arrivée du Pérou il y a 30 ans, Marisol Hidalgo de l'entreprise Les Communications SRP représente un parfait exemple d'une immigration réussie.

Marisol Hidalgo prône vigoureusement pour l'adaptation et l'intégration des immigrants.
Photo Michel Leclerc

«En ce qui me concerne, c'est une immigration voulue. Merci au ciel et à la vie! Victoriaville est une ville que j'aime et j'aime les Québécois et le Canada dans son ensemble», a-t-elle confié.

Marisol Hidalgo voue un profond respect à la culture d'accueil. Elle lance un message qui se veut, non pas politique, mais personnel. «Il revient à l'immigrant de s'adapter, même si la langue ou l'inconnu peut faire peur, a-t-elle souligné. Et tant mieux si nous pouvons faire quelque chose pour alléger l'immigration.»

Dans n'importe quel pays, soutient-elle, l'immigration ne peut qu'être positive. «Je prône énormément le côté adaptation. S'intégrer avec respect, pour moi, ça a été le succès. J'ai appris le français, je me suis intégrée à la société et surtout, je n'ai pas craint de faire le travail qui m'a été proposé dans le temps», a-t-elle noté.

La femme d'affaires lance l'invitation aux dirigeants d'entreprises afin qu'ils n'hésitent pas à faire une place aux immigrants. «Il y a là toute une main-d'œuvre qualifiée. Il existe parfois un manque de connaissances, une peur d'engager quelqu'un qu'on ne connaît pas. Il faut faire preuve d'un peu de générosité et ouvrir les portes à cette main-d'œuvre qualifiée», a-t-elle signalé.

Les réfugiés syriens, une intégration réussie

La région des Bois-Francs a accueilli plus d'une centaine de réfugiés syriens, une opération qualifiée de réussite par le CAIBF.

Francis Petit du CAIBF témoigne d'une réussite en matière d'immigration dans la région.
TC Media

«Presque tous les réfugiés sont restés dans la région. La plupart des adultes poursuivent le processus de francisation. Quant aux enfants, ils apprennent incroyablement vite. Les jeunes parlent québécois avec des expressions d'ici», a fait savoir Francis Petit, coordonnateur projets et interventions au CAIBF.
De belles histoires surviennent, selon lui. «Des jeunes qui, plutôt que d'aller en francisation, s'impliquent dans certains organismes pour apprendre le français», a-t-il signalé.

Il dit constater que la population réserve un bel accueil aux nouveaux venus. «On voit qu'ils se mélangent bien avec les bénévoles, avec les gens avec qui ils sont jumelés», a mentionné M. Petit.

Les demandeurs d'asile

Pour le moment, la venue, dans la région, des Haïtiens qui quittent les États-Unis pour entrer au pays, n'est pas sur la table.

«On s'occupe à Montréal des demandeurs d'asile. Ils ont les ressources, a expliqué Francis Petit. Présentement, ce n'est pas quelque chose qui nous touche ici à Victoriaville».

Qui sait, la situation pourrait changer. «Éventuellement, si les gens sont appelés à demeurer au pays, nous pourrions en recevoir. Nous avons les capacités. Mais d'abord, leur statut doit être régularisé et les demandes traitées», a-t-il indiqué.

Une sixième Fête!

Tous prêts pour sixième Fête de la diversité culturelle le 19 août.
Photo Michel Leclerc

Pour la sixième édition, le CAIBF a choisi le Place Sainte-Victoire et le parc de la Vélogare pour la tenue de la Fête de la diversité culturelle et Victoriaville et sa région le samedi 19 août de 11 h à 17 h.

Une activité qui vise à favoriser l'accueil, l'intégration des immigrants et à créer un espace de rencontre.

«Cette fête contribue à favoriser les rapprochements, à montrer un visage. On apprend à connaître l'autre et cela aide à faire tomber les préjugés», estime Francis Petit.

Chaque année, la fête revêt toujours un côté festif. «Les familles vont à la rencontre des nouvelles personnes. Ça se mêle, ça danse. Les jeunes jouent ensemble. Vraiment, c'est une belle journée», a-t-il mentionné.

Les activités ne manqueront pas : aire pour enfants, caravane des bouquineurs (bibliothèque à aire ouverte), kiosques de dégustation de bouchées aux saveurs internationales, spectacles avec les artistes Salamate Gnawa Montréal, Papa Zon et Mamsele Ruiz.

En nouveauté, le CAIBF accueille des représentants des Premières Nations avec un authentique tipi et une démonstration de danse de la troupe Abénakis Alnôbak.

Le CAIBF profitera aussi de la Fête de la diversité culturelle pour animer une cérémonie civique d'accueil visant à souhaiter officiellement la bienvenue aux personnes immigrantes nouvellement installées dans la région et à faciliter leur intégration. Une cérémonie à laquelle participeront le maire de Victoriaville, André Bellavance, et le préfet de la MRC d'Arthabaska, Lionel Fréchette.