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Claire Paradis : née pour aider les jeunes


Publié le 16 juillet 2017

Claire Paradis souhaite continuer d'aider les jeunes quelques années.

©TC Media - Alex Drouin

Claire Paradis a passé un peu plus de trois décennies à l'écoute des jeunes.

En 31 ans, celle qui est coordonnatrice à la Maison des jeunes La Fréquence en a vu passer des adolescents. Parfois, ils avaient simplement besoin d'encouragements. Parfois, la situation était plus alarmante. Des cas d'abus sexuels ou de violence familiale, elle en a vu plusieurs. Trop.

Il lui est souvent arrivé d'avoir de la difficulté à s'endormir les soirs. Comme elle le dit, elle ne travaille pas avec des meubles, mais avec des humains.

Elle a eu besoin de quelques années pour apprendre à se détacher. Se détacher de la situation, mais pas de l'amour qu'elle portait à ses jeunes en difficulté. «Ce n'est pas toujours évident de se détacher et bien qu'on soit parfois en colère face à la situation qu'ils peuvent subir, il ne faut pas le démontrer. Si on est en colère, on ne sera pas en mesure de les aider», a-t-elle expliqué.

Elle sait également que les ados peuvent parfois dégager une image molosse. «Si les gens prenaient le temps de voir tout ce que les jeunes font de positifs, ils viendraient travailler avec moi et aimeraient leur travail», a-t-elle lancé.

De secrétaire à coordonnatrice

C'est en 1986 que Mme Paradis a commencé à travailler à la Maison des jeunes La Fréquence. À cette époque, elle était secrétaire. «Je prenais mes pauses avec les jeunes et ils venaient souvent me voir dans mon bureau», se souvient-elle, un brin nostalgique.

À peine arriver dans ce milieu, elle a rapidement remarqué qu'elle avait cette touche magique avec les jeunes. Puis, elle a vite gravi les échelons jusqu'au poste de coordonnatrice. Bien sûr, elle a suivi des formations au fil des années afin d'être le mieux outillée pour s'occuper des jeunes.

Besoin d'aide

À ses débuts lors de certaines réunions administratives, ils pouvaient être neuf autour de la table à prendre des décisions. Aujourd'hui, il y a elle, deux employés à temps plein et un autre à temps partiel.

«Si on avait plus d'argent pour faire vivre la maison, on ferait moins d'autofinancement et on serait plus présent pour monter des projets avec les jeunes. Oui, on travaille sur certains projets, mais ce sont des petits projets», a-t-elle souligné.

Samedi (15 juillet), lors du 35e anniversaire de la Maison des jeunes La Fréquence, ses 30 années de services ont été soulignées.