Un bras robotisé offert à Ariane Beaulieu et à Joey St-Jean

Par Alex Drouin

Publié le 9 juillet 2016
Joey St-Jean, Samuel Fleurent-Beauchemin (président du Pont vers l'autonomie), Phillip Danault (président d'honneur de la 4e Coupe Guillaume-Fleurent-Beauchemin) et Ariane Beaulieu (Photo TC Media – Alex Drouin)

SANTÉ. Pendant que certains célébraient leur but qu'ils venaient d'inscrire lors de la 4e Coupe Guillaume-Fleurent-Beauchemin, Ariane et Joey, eux, venaient de savourer une victoire significative. Celle d’une plus grande autonomie.

Ariane Beaulieu, 17 ans, atteinte de paralysie cérébrale depuis sa naissance, et Joey St-Jean, 14 ans, atteint d'amyotrophie spinale type 2, ont reçu chacun un bras robotisé Jaco.

«Je vais pouvoir boire et manger seul, s'est réjoui le jeune homme. Je vais aussi essayer de tenir le téléphone et d'ouvrir la porte du micro-ondes.»

«Il le voulait tellement ce bras-là. Il en rêvait», a soupiré sa mère Louise.

«Ça va changer sa vie», a-t-elle ajouté, émue.

Lorsque les deux bras robotisés leur ont été dévoilés devant la trentaine de personnes rassemblées autour d'eux, les deux jeunes affichaient un sourire. Un très grand sourire. Ils ignoraient qu'ils allaient recevoir ce précieux cadeau.

«Je vais pouvoir aider les gens, était très contente de dire Ariane. J'ai commencé à faire des stages avec des personnes handicapées intellectuellement. Je pouvais les aider, mais ça prenait du temps. Là, ça va aller plus vite.»

Il s'agissait des huitième et neuvième bras robotisés remis par le Pont vers l'autonomie, la fondation derrière l'évènement depuis ses débuts en juin 2013. Chaque bras robotisé vaut près de 50 000 $.

Un soulagement pour les parents

Tout près d'Ariane, sa mère, elle aussi, était très heureuse. Sans jamais chercher la compassion, elle a bien voulu raconter à quel point s'occuper d'un enfant souffrant d'une telle maladie pouvait être extrêmement éprouvant.

«Son bras gauche fonctionne à 65% et le droit, à 5% (…) Je devais la prendre dans mes bras pour l'amener à la salle de bain et elle est très souvent confinée à l'intérieur de la maison.»

Il faut ajouter l'achat d'une nouvelle maison mieux adaptée au besoin de sa fille, sans oublier les nombreuses rénovations afin que ladite maison soit plus accommodante.

D'ailleurs, il y avait cinq petites marches dans la nouvelle demeure et elles ont été remplacées par un ascenseur. Heureusement, le gouvernement en a payé une bonne partie, l’investissement total atteignant près de 26 000 $.

«On ne sait pas et on ne calcule plus», a répondu la mère lorsque questionnée sur les coûts reliés au mieux-être de sa fille depuis sa naissance.

Philip Danault heureux d'aider

L'ancien des Tigres de Victoriavilles, Phillip Danault, était le président d'honneur de cet évènement. «J'ai la chance tous les jours de vivre mon rêve et je me devais d'aider ces jeunes à réaliser leurs rêves», a exprimé celui qui porte désormais l'uniforme des Canadiens de Montréal.