«À qui l'école? À nous l'école!»

Hélène Ruel helene.ruel@tc.tc
Publié le 1 septembre 2015

VICTORIAVILLE. Le mouvement «Je protège mon école publique», initié dans la région de Montréal, a fait une timide avancée à Victoriaville, au Jour 1 de l'année scolaire de l'École communautaire L'Eau vive.

Des 266 écoles du Québec s'étant inscrites à la liste des participants à l'activité de «chaîne humaine» l'école de 150 élèves était la seule de la Commission scolaire des Bois-Francs.

Le mouvement est encore pratiquement inexistant au Centre-du-Québec, trois autres écoles seulement ayant pu mobiliser les parents.

À L'Eau vive, il n'y avait pas suffisamment de «maillons» pour encercler toute l'école. Une vingtaine d'adultes, surtout des parents et des enseignants ainsi que des enfants se sont donné la main pour former une sorte de rempart devant l'école de la rue Monfette. Partout au Québec, on veut, par l'activité, symboliser une volonté de protection de l'école publique.

«À qui l'école? À nous l'école!», ont scandé les participants victoriavillois.

L'activité n'a duré que quelques minutes.

Sofia Roy, maman de deux élèves de L'Eau vive a répondu d'emblée que l'activité visait à supporter les enseignants dans leurs négociations, à réagir aux coupes et aux mesures d'austérité en éducation. «On veut conserver nos écoles publiques», a-t-elle ajouté.

Les coupes, on les sent déjà, a renchéri Monique Marchand, enseignante en quatrième année de L'Eau vive. Elle a évoqué la coupe dans les services spécialisés. «Quand on coupe des éducateurs, cela a un effet sur l'enfant qui a des besoins particuliers et sur le prof qui est déjà surchargé. Il faut être présent à ces enfants en difficultés.»

Il est probable que ce soit les «relations d'amitié» entre les parents et les enseignantes qui aient été le canal par lequel le mouvement Je protège mon école publique a gagné Victoriaville, croit Sofia Roy. «Le courant de mobilisation est plus puissant à Montréal où de fois en fois, depuis 2012, il s'amplifie.»

Mme Roy espère qu'au prochain rendez-vous, le 1er octobre, les parents se donnent la main pour former des chaînes humaines autour de leurs écoles respectives. «Ce serait ainsi plus facile que d'inviter les gens à se déplacer pour former une chaîne autour d'une même école.»

Le mouvement possède sa page Facebook (https://www.facebook.com/jeprotegemonecolepublique) et c'est par ce réseau que l'on peut consulter la liste des écoles ayant formé chaînes humaines le 1er septembre.