La Fondation le Pont vers l'autonomie fait opérer la magie de Noël

Claude Thibodeau claude.thibodeau@tc.tc
Publié le 19 décembre 2014

VICTORIAVILLE. À quelques jours de Noël, un adolescent de Kingsey Falls, Alexandre Lemaire, 13 ans, a eu droit à tout un cadeau : un bras robotisé que lui a remis, vendredi, la Fondation le Pont vers l'autonomie.

Le jeune Alexandre est atteint de la dystrophie musculaire de Duchenne, la même maladie que Guillaume Fleurent Beauchemin, l'inspiration de la Fondation décédé en février dernier.

Justement, c'est le bras robotisé de Guillaume qui profitera maintenant à l'adolescent de Kingsey Falls. «On cherchait une personne atteinte de la même maladie que mon frère. Nous avons établi un partenariat avec le Centre de réadaptation InterVal. Alexandre représente un «candidat testeur». Avec InterVal, on collabore pour développer le plein potentiel du bras et du candidat», a expliqué Samuel Fleurent Beauchemin, le fondateur de la Fondation le Pont vers l'autonomie.

«Pour Alexandre, le bras robotisé aura une très grande importance pour toute sa vie. Il lui permettra de combler la perte progressive de son autonomie», a précisé le fondateur de l'organisme.

Rencontré dans les locaux de la Fondation au sixième étage du Complexe Sacré-Cœur, Alexandre Lemaire, affichait une bien bonne humeur, très heureux de recevoir un tel cadeau. «Le bras robotisé me permettra d'être plus autonome, par exemple, d'aller chercher des choses dans les armoires ou par terre», a-t-il souligné.

William Deslauriers, porte-parole

L'auteur-compositeur-interprète William Deslauriers, natif de Plessisville, agira comme porte-parole de la deuxième édition du souper-spectacle «Pourquoi pas en rire, ça coûte pas un bras!», le vendredi 27 février, dès 18 h, au Complexe Sacré-Cœur.

L'artiste ne montera pas seul sur les planches. Les convives y verront aussi le chanteur David Jalbert et l'humoriste Guillaume Wagner.

William Deslauriers n'a pas hésité à accepter la proposition. «Ça n'a pas de bon sens de voir Samuel Fleurent Beauchemin, un gars en toute connaissance de cause, un homme de cœur. Il y a une raison, une ligne directrice pour lesquelles plein de gens veulent l'aider, c'est sa passion», a indiqué le Plessisvillois d'origine.

William Deslauriers ne pouvait refuser. «C'est important de s'impliquer parce que ça fait toute une différence. Et ça me touche parce que c'est vrai, c'est palpable. Ce sont des histoires réelles qui arrivent et qui continueront d'arriver, a souligné William Deslauriers. Et on constate que Samuel sait où il s'en va avec la Fondation. C'est donc facile de s'impliquer dans le projet et de l'alimenter.»

Une nouvelle chanson et un livre

Au cours de la soirée du 27 février, l'auditoire découvrira «Comme une machine», une nouvelle chanson composée par William Deslauriers en collaboration avec son frère et David Jalbert.

«Cette chanson trace un parallèle entre le corps et une machine, comme quoi le corps aussi peut comporter des défauts nécessitant un rendez-vous au garage et un changement d'huile, a confié l'auteur-compositeur-interprète. Ce garage, ce changement d'huile, c'est la Fondation. C'est très imagé. Le garage constitue l'endroit pour ceux qui manquent d'huile. Il existe toujours un garage, une place pour remettre les trucs en place, en perspective.»

En début de soirée, la Fondation le Pont vers l'autonomie procédera au dévoilement du livre rédigé par Guillaume Fleurent Beauchemin. «Mon frère a écrit ce livre fantastique qui n'a pas de fin. On se l'imagine, a indiqué Samuel Fleurent Beauchemin. Il s'agit d'un bouquin porteur d'un message d'espoir.»

La Fondation souhaite, avec ce souper gastronomique et ce spectacle, amasser un montant de 25 000 $. «Dans les semaines qui suivront, on compte faire l'acquisition d'un autre bras robotisé d'une valeur de 40 000 $. On est presque à mi-chemin de notre objectif de 150 000 $, ce qui devrait nous permettre de procéder également à l'achat d'un second bras d'ici juin», a fait savoir le fondateur de l'organisme.

Une mission élargie

D'abord créée pour améliorer la qualité de vie des personnes, comme Guillaume, atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne, la Fondation le Pont vers l'autonomie a fait évoluer sa mission pour fournir aussi des soins à domicile et des soins thérapeutiques.

«Et aujourd'hui, dans le but d'aider plus de gens, on a élargi notre mission pour venir en aide finalement aux personnes atteintes d'une déficience motrice sévère, peu importe qu'il s'agisse d'un accident, d'une maladie, d'une perte d'autonomie sévère», a confié Samuel Fleurent Beauchemin.

«Nous voulons aider au max en concentrant notre impact dans la région, a-t-il ajouté. Nous souhaitons augmenter l'autonomie des personnes et leur qualité de vie et celle de leurs proches.»

Pour plus d'informations, on peut consulter le site Internet de l'organisme au www.fondationpva.com.