Le NPD s'engage à protéger le système de la gestion de l'offre

Publié le 1 septembre 2015
Myriam Beaulieu

VICTORIAVILLE. La candidate néo-démocrate dans Richmond-Arthabaska, Myriam Beaulieu, poursuivait en fin de semaine dernière sa tournée de la région, où elle a notamment visité le Marché Local en plein air du Marché de solidarité régionale de Victoriaville et les portes ouvertes de la Ferme-école du Cégep de Victoriaville.

«Nous devons avoir une vue d’ensemble et proposer une approche fédérale qui fait le pont entre l’agriculture, le développement rural, la santé et la sécurité financière, a fait valoir la candidate elle-même agricultrice par voie de communiqué. Le Canada n’a pas de politique alimentaire d’ensemble et est en retard par rapport à d’autres pays de l’OCDE. C’est pourquoi le NPD propose une stratégie alimentaire qui vise à établir des lignes directrices afin de mettre en place des politiques agroalimentaires cohérentes qui répondent aux besoins de la population.»

Les négociations internationales qui pourraient mettre en péril le système de la gestion de l’offre, et qui soulèvent beaucoup d’inquiétudes dans le monde agricole, revenaient souvent dans les questions des électeurs. Ce système, qui régit la production de lait, d’œufs et de volailles repose principalement sur trois groupes de mesures : des barrières tarifaires qui limitent l’importation de ces produits, des quotas de production qui régulent la quantité de lait, d’œuf ou de volaille qui peuvent être produite au pays, et des normes établissant les prix.

«Le NPD a toujours soutenu ce système, qui existe depuis les années 1970, car ça permet d’assurer aux consommateurs un approvisionnement stable en produits de qualité et aux agriculteurs qui en bénéficient, un revenu stable et décent. Les candidats néo-démocrates vont continuer de défendre la gestion de l’offre à travers le Canada, a affirmé Mme Beaulieu.

La candidate du NPD a également mentionné sa volonté d’encourager les projets de développement durable initiés par les communautés locales. «Les élus se doivent de soutenir des initiatives comme celle du Marché de solidarité régionale de Victoriaville. Il s’agit d’un modèle très intéressant à court et à long terme d’un point de vue économique, social et environnemental», a ajouté Mme Beaulieu.