Une visibilité inattendue pour Ébénisterie Rénova


Publié le 15 avril 2017

Éric Véraquin (président d’Ébénisterie Rénova), David Fortier-Beauchesne (planificateur) et Sébastien Roberge (chef dessinateur)

©TC Media - Alex Drouin

Lors de son récent passage à l’émission Tout le monde en parle, la dragonne et coprésidente du Groupe Germain Hôtels, Christiane Germain, a souligné le bon travail d'Ébénisterie Rénova de Plessisville, ce qui a fait sourire le président Éric Véraquin.

Est-ce que ces commentaires élogieux ont changé quelque chose dans le travail de la quarantaine d'employés?

Non, pas pour l'instant.

«Il est trop tôt pour savoir si les propos de Madame Germain ont eu un impact sur notre entreprise. En revanche, ça a fait un petit velours pour toute la communauté et on a reçu plusieurs félicitations», a-t-il fait part humblement.

L'histoire d'amour entre les Hôtels Germain et l’entreprise de Plessisville ne date pas d'hier, mais bien de 1962. À l'époque, l'entreprise portait le nom de Claude Véraquin Ébéniste. Ce dernier, d'origine française, était le père du président actuel et il avait fabriqué une partie des meubles du premier restaurant de la famille Germain.

«C'était bien différent à cette époque puisque les décorateurs ne faisaient qu'une vue d'ensemble et, nous, on s’occupait du reste», se souvient le président.

Puis, le mot a commencé à circuler un peu partout. Rénova était une des bonnes entreprises dans son domaine.

Boiseries sur les murs et murs diviseurs, comptoirs, vanités, portes, meubles, lits… Tout ce qui est composé de bois dans la plupart des Hôtels Germain a été fabriqué par l’entreprise, qui a officiellement adopté le nom Rénova en 1965 alors qu'une dizaine d'employés y travaillaient.

Dès le départ, elle s'est spécialisée dans la fabrication d'ameublement de restaurants et boutiques spécifiquement dans la région de Québec.

Éric Véraquin représente la cinquième génération à travailler le bois dans cette famille. «Ça s'arrête avec moi, car je trouvais qu'il était difficile de concilier l'entreprise et la famille. Je me suis donc consacré à bien le faire», a souligné le président, qui a commencé à travailler avec son père en 1976.

En 1982, alors que le Québec était frappé d'une crise économique, Rénova n’a pas été épargnée. Son fondateur était sur le point de mettre la clé dans la porte.

«Il s'était même donné une date limite [pour la fermeture de l'entreprise]», se rappelle le président actuel. Heureusement, la fermeture n'a jamais eu lieu, et ce, grâce à une commande de l'homme d'affaires et propriétaire d'hôtels, Raymond Malenfant.

«C'est grâce à ça qu'on est resté debout jusqu'à ce que les affaires reprennent», a laissé entendre M. Véraquin.

Au fil des années, l'entreprise a changé de noms quelques fois en plus d'avoir à une occasion déménagé ses quartiers. «On travaille sur commande, mais principalement dans le commercial, l'hôtellerie et la menuiserie architecturale», a précisé le président.

En plus de la compétition en terre québécoise alors qu'une cinquantaine d'autres entreprises peuvent offrir un produit similaire, Rénova doit faire face à la compétition provenant des pays où il en coûte moins cher fabriquer la marchandise.

«Il faut être compétent dans ce que nous faisons», a-t-il répondu lorsqu'on lui a demandé comment son entreprise parvenait à conserver sa place dans un marché aussi compétitif.