Des guides pour s’orienter… ou changer de cap

Hélène Ruel helene.ruel@tc.tc
Publié le 30 octobre 2012
De gauche à droite, Marilyn Brochu, Renaud Jutras, Odile Faucher-Boisjoli et Stéphanie Tremblay

Peu importe son âge, son niveau de scolarité, ses expériences de travail, on peut avoir besoin d’aide pour s’orienter… ou se réorienter dans le marché du travail. Diverses ressources d’employabilité, comme Accès travail, Impact emploi et les Carrefours jeunesse emploi (CJE) offrent les services des conseillers et conseillères d’orientation.

Marylin Brochu d’Accès travail, Odile Faucher-Boisjoli et le stagiaire Renaud Jutras d’Impact emploi-CJE de l’Érable, ainsi que Stéphanie Tremblay du CJE d’Arthabaska profitent de la Semaine québécoise de l’orientation (du 4 au 10 novembre) pour faire connaître leurs services… et, incidemment, leur profession.

Parce que, trop souvent, souligne Mme Tremblay, on associe l’orientation exclusivement à la clientèle scolaire et à un éventuel retour aux études. Or, se réorienter n’implique pas nécessairement un aussi grand virage.

Toutes sortes de raisons peuvent amener une personne à frapper à la porte des organismes d’employabilité. Il peut s’agir de cet homme de 45 ans qui vient de perdre son emploi à la suite de la fermeture de l’usine où il travaillait depuis vingt ans. Il peut aussi s’agir d’une personne handicapée, d’une maman qui veut retourner sur le marché du travail après une absence prolongée.

«Notre clientèle est diversifiée, allant de l’étudiant au travailleur plus âgé, en passant par des personnes judiciarisées, des chômeurs, des gens insatisfaits de leur emploi, et cela, quel que soit leur niveau de scolarité, précise Mme Brochu. On peut avoir besoin d’orientation tout au long de la vie parce qu’on veut avancer, changer, être heureux dans son travail.»

Stéphanie Tremblay définirait le rôle de conseiller d’orientation en disant qu’il est un guide pour aider à cerner ce que l’on est, ce que l’on recherche, ses aptitudes… et ses intérêts, ajoute Mme Faucher-Boisjoli. «On peut découvrir qu’on aurait des aptitudes en horticulture, mais si on n’aime pas les fleurs…! C’est important de prendre en considération les goûts que l’on a.»

Des gens insatisfaits de leur emploi peuvent, avec les services d’un conseiller, réussir à mettre exactement le doigt sur ce qui les rend malheureux. «Parfois, on peut en conclure qu’un enrichissement de leurs tâches pourrait améliorer leur sort», note Mme Tremblay. Dans d’autres cas, on devra se réorienter complètement et tenter de transférer ses compétences dans un tout autre type d’emploi.

La démarche d’orientation peut prendre plus ou moins de temps, selon sa situation, ses enjeux personnels. «Évidemment, le chômeur qui doit vite se retrouver un emploi parce qu’il a une famille à nourrir sera plus pressé de s’orienter», précise encore Mme Faucher-Boisjoli.

«On n’a pas de boule de cristal, mais on peut aider la personne à développer un projet de travail en cohérence avec sa réalité», affirme la conseillère d’Impact emploi. Et Renaud Jutras, étudiant à la maîtrise, ajoute que par la démarche en orientation on s’accorde du temps pour soi, pour mieux se connaître et pour se remettre en question.

Les services des conseillers d’orientation des organismes d’employabilité sont gratuits pour les clientèles admissibles, souligne Marilyn Brochu. Les CJE s’adressent particulièrement aux jeunes de 16 à 35 ans alors qu’Accès travail et Impact emploi accueille les personnes de 18 ans et plus.

À Plessisville, il n’y a qu’une porte à ouvrir pour accéder aux bureaux d’Impact emploi-CJE de l’Érable, au 1800, avenue Saint-Laurent (819 362-2133). À Victoriaville, le CJE d’Arthabaska (819 758-1661) est situé au 108, rue Olivier, alors qu’Accès travail (819 758-2964) a ses bureaux au 49, rue DeCourval.