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Coup de pouce demandé pour aider Sarah


Publié le 6 septembre 2017

Sarah Perreault avec ses enfants, Ève, à l'avant, et derrière, Xavier et Ariel

©Gracieuseté

Une campagne de sociofinancement est en cours pour venir en aide à Sarah Perreault, 38 ans et mère de trois enfants, afin de lui permettre de subir une coûteuse intervention à l'étranger, question de freiner la progression de sa maladie.

Fille de parents originaires de Victoriaville, Sarah habite Québec. Elle élève seule ses deux filles Ariel, 13 ans,  Ève, 4 ans et son garçon, Xavier, âgé de 11 ans.

Différents examens, à l'automne 2015, ont mené au diagnostic : Sarah Perreault souffre du syndrome d'Arnold Chiari de type 1. Il s'agit, explique sa mère Monique Henrichon, d'une malformation congénitale rare et méconnue du cervelet, une malformation se situant dans la fosse postérieure du crâne. Cette fosse est trop petite pour contenir le cervelet et peut empêcher le liquide céphalorachidien de circuler et provoque des troubles neurologiques.

Sarah Perreault a subi, en avril 2016, une craniectomie. On lui a fait une incision de trois centimètres pour enlever la partie osseuse et une vertèbre cervicale. Et malgré une forte médication, Sarah vit avec des maux de tête continuels, une perte de sensibilité du côté droit, sans compter des engourdissements et des vertiges. «Ce qui signifie, indique sa mère, une invalidité à plus ou moins court terme.»

Le neurologue, qui suit le dossier, confirme une dégradation de la santé de la Québécoise et ne voit, semble-t-il, aucune solution, aucun traitement. «Il ne sait plus quoi faire», indique Sarah au cours d'un entretien téléphonique.

À l'étranger

Sarah Perreault et ses proches ont effectué différentes recherches pour découvrir l'existence à Barcelone d'un centre privé hautement spécialisé dirigé par un médecin, le Dr Royo Salvador. Toutes les images IRM (imagerie par résonance magnétique) ont été transmises à cet institut.

«Ce médecin étudie le domaine depuis 30 ans, précise Sarah Perreault. L'intervention qu'il propose a un taux de réussite de 95%. Ça ne me guérira pas, mais cela peut stopper l'évolution de la malformation et soulager la majorité de mes symptômes. Et même si on me soulageait d'un seul des symptômes, cela vaudrait la peine.»

Mais l'intervention chirurgicale a un coût élevé, 29 000 $. Ainsi, pour soutenir Sarah, sa sœur Geneviève a lancé, à la mi-juin, une campagne de sociofinancement à www.gofundme.com (Redonnez vie à ma sœur) ou par le lien gf.me/u/8h6d2.

Jusqu'ici, plus de 12 500 $ ont été recueillis sur un objectif fixé à 40 000 $.

En plus d'un coup de pouce financier, on souhaite que cette campagne puisse servir à faire connaître ce syndrome. «C'est encore très méconnu. Souvent, comme dans mon cas, on le découvre par hasard. J'avais d'importantes migraines, mon état se dégradait à vue d'œil et mon médecin de famille m'a fait passer des examens», souligne Sarah Perreault. Une date pour l'intervention a été fixée au 5 octobre. «Ça vient vite, on s'y prépare», mentionne-t-elle.

Elle doit se présenter au centre le jour précédant l'intervention et pourrait obtenir son congé dès le lendemain, le 6 octobre. «Je devrai y retourner pour un contrôle un mois plus tard, ainsi que dans un an», explique-t-elle.

Par ailleurs, afin d'obtenir un autre avis médical, des démarches ont été entreprises auprès d'une clinique à Rochester au Minnesota. Mais en raison des délais, Sarah Perreault, vu son état, souhaite ne pas perdre de temps.

Depuis avril, la maman de trois enfants est en arrêt de travail indéterminé. Elle ne disposait que d'un seul revenu, les prestations d'assurance-emploi de 15 semaines, lesquelles sont maintenant terminées. Une demande a été adressée pour la solidarité sociale.

Malgré que Sarah a toujours eu une santé plutôt fragile et des revenus annuels peu élevés, elle a toujours fait preuve, selon sa mère, de beaucoup de courage et conserve son rêve de continuer d'être présente et de subvenir aux besoins de ses enfants, de pouvoir occuper un emploi adapté à sa condition.

Ses proches, ses amis la soutiennent, mais on sollicite maintenant la générosité de la population pour aider Sarah. De plus, en racontant son histoire, on souhaite mieux faire connaître la malformation dont il est question afin qu'elle soit diagnostiquée le plus tôt possible et que des recherches puissent être menées si possible au Québec.