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Pour l'amour de l'Afrique


Publié le 12 août 2017

Lors de la prise de photo, France Houle ne voulait pas avoir tous les projecteurs sur elle. C'est pourquoi elle voulait poser en compagnie des personnes qui ont aidé au succès de la Fête africaine. Dans l'ordre : Damien Balla, France, Christian Oberton, Abraham Camara et Karine Champagne.

©Alex Drouin

Lorsqu'elle parle de l'Afrique, France Houle a les yeux brillants.

En 2007, elle a donné naissance à la Fête africaine. «L'Afrique, c'est l'amour», a-t-elle répondu d'entrée de jeu lorsque le www.lanouvelle.net lui a demandé d'expliquer sa passion pour ce continent.

«Les gens y sont très vivants et la fête fait partie de leur quotidien malgré les difficultés qu'ils connaissent», a-t-elle ajouté.

Elle s'est rendue en Afrique à trois reprises. D'ailleurs, son deuxième périple a duré près de cinq ans. «Ce qui m'a le plus frappé d'eux, c'est leur manière d'être très débrouillards, ils vivent avec peu. De plus, ils ont quelques ressemblances avec le peuple autochtone.»

Lorsqu'on lui a demandé de nous raconter un moment marquant de ses voyages chez les Africains, elle en a cité deux. Le premier a été son arrivée à Conakry alors qu'une rébellion frappait la région. Dans les rues, aucune électricité, en plus, des pneus y brûlaient un peu partout. «Ils pouvaient même brûler des personnes», a-t-elle laissé entendre. Des tirs de Kalachnikov, elle en a entendu plusieurs.

Quant à son second moment marquant, c'était lors de son départ, cinq ans plus tard. «Ils nous ont fait des fêtes, mais des fêtes incroyables, et ce, jusqu'à l'aéroport», se souvient-elle émotivement.

«J'en parle et j'ai la larme à l'œil quand j'y repense. Je me disais que je ne connaissais pas le dixième de ce que je devais connaître d'eux.»

Heureuse du mélange de culture

Pendant l'entrevue, deux enfants jouaient ensemble et la fondatrice de la Fête africaine les regardait du coin de l'œil. «On se rappelle tous de la première fois que nous sommes allés à la pêche avec notre père. Eux, garderont sûrement un souvenir de la fête, même si celui-ci est petit. Ce sera déjà une graine de semée», a-t-elle imagé.

Bien que certaines années ont été plus difficiles que d'autres, il s'agissait de la huitième édition.

Comme les années précédentes, elle était ravie de voir les Québécois et les Africains se mélanger entre eux. Créée pour faire connaître la culture africaine aux Québécois, mais également le contraire, elle assure que l'un n'aurait pas pu se faire sans l'autre. «Le partage se fait à deux et ce sont deux cultures qui aiment la fête. C'était le canal le plus intéressant pour que les deux peuples découvrent l'autre.»

L'édition actuelle se tenait au Centre récréatif et encore une fois, ateliers d'artisanat, de cuisine, de danse, de djembé, de percussion, de masques et de création étaient au menu de la fin de semaine. On y retrouvait, bien sûr, de nombreux artistes comme Ensemble Afrovibes, Jamfola, Don Josh Master, Root-in Afrocrew, Endji Efole, Charly Yapo et Radical Band pour ne nommer que ceux-là.