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Grève des paramédics: «pour la qualité des services»

Publié le 14 juillet 2017

La caravane provinciale des grévistes du secteur préhospitalier était de passage aujourd’hui, à Saint-Paulin. Les paramédics du Cœur du Québec, en grève depuis plus de quatre mois, portent des revendications qui, soutiennent-ils, auront pour effet d’améliorer non seulement leurs conditions de vie et de travail, mais également la qualité des services à la population.

La diminution de la charge de travail et la modernisation des horaires de travail constituent une priorité pour les syndicats, tout comme les salaires et la retraite.

«La question de la charge de travail et des horaires de travail des paramédics est centrale, rappelle le président de la Fédération de la santé et des services sociaux, Jeff Begley. Dans plusieurs localités, le volume d’appels est tel que les ressources en place ne suffisent plus. Cela entraîne des délais non seulement pour des transports moins urgents, mais même pour les urgences prioritaires. Les compagnies d’ambulances savent très bien que c’est intenable. Le ministre Barrette aussi, de même que les centres intégrés de santé et de services sociaux. Les maires, les préfets et les députés de ces communautés le savent aussi. Cela fait des décennies qu’on remet à plus tard la recherche de solutions. Nous avons décidé que cette fois, nous limiterions nos demandes à quelques priorités afin de régler le problème une fois pour toutes.»

Aux tables de négociation, les priorités des syndicats ne trouvent aucun écho dans les propositions patronales.

Selon les porte-parole syndicaux, les entreprises soutiennent que les contrats de service qui les lient au gouvernement ne permettent pas de dégager les fonds nécessaires à la conclusion d’une entente satisfaisante. En ce qui a trait à la charge de travail et aux horaires de travail, les entreprises renvoient la balle aux établissements qui fixent les normes alors que le ministre de la Santé et des Services sociaux clame qu’il n’a aucune responsabilité dans ces négociations. Pour les syndicats, la partie de ping-pong doit cesser et tous les intervenants touchés doivent prendre leurs responsabilités.

«Nous demandons aujourd’hui l’appui de toute la population, car les gains que nous réaliserons en ces matières profiteront à tout le monde en assurant la meilleure qualité de services possible, en tout temps, explique le président du Syndicat des paramédics du Cœur du Québec, Michel Beaumier. Je dois dire que nous sentons ce soutien lorsque nous en parlons autour de nous. Il faut que nos députés, le ministre Barrette et nos employeurs entendent ce message et posent les gestes qui s’imposent.»