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Trop de bruit, trop de circulation au garage municipal

Se plaignent des résidents du voisinage


Publié le 13 juillet 2017

Le garage municipal de l'Édifice Robert-Caron rue De Bigarré

©Photo TC Media - Hélène Ruel

Trop de bruit, trop de circulation! Certains résidents du voisinage du garage municipal de Victoriaville, excédés, en sont venus à la conclusion qu'il devrait être déménagé dans le parc industriel. Rue De Bigarré, on l'estime trop près du secteur résidentiel.

La goutte qui a fait déborder le vase est survenue à 1 h 30 dans la nuit de lundi à mardi, alors que, selon le message envoyé au www.lanouvelle.net, un employé aurait changé les pneus de sa voiture devant l'entrée du garage, toutes portes ouvertes, le bruit étant «strident et agressif».

Une plainte aurait d'ailleurs été acheminée au Centre de gestion de l'équipement roulant (CGER), lequel loue des véhicules à la Ville de Victoriaville, mais aussi une grande partie du garage municipal. La personne affirme que le CGER a pris sa plainte en considération, mais pas l'ensemble de ses doléances quant au bruit continuel qu'elle qualifie de «pollution», le bruit commençant de plus en plus tôt et se terminant de plus en plus tard.

«C'est tout le temps. Un camion qui recule, on entend son signal, des coups de barre de fer à répétition, on teste otremoteur, etc. et tout ça les portes grandes ouvertes.» Elle ajoute que des bruits forts peuvent la réveiller à minuit, une heure du matin et qu'ils peuvent durer jusque pendant une trentaine de minutes.

Préférant garder son anonymat, elle poursuit en parlant du «fléau» de voitures, de camions, de charrues, de tout le trafic généré par le garage qui déborde jusque dans le quartier résidentiel.

Du côté de la Ville, le conseiller du district Claude Brulotte, a vérifié certaines informations et assure que la Ville fera un suivi avec le CGER.

Aucune plainte n'est parvenue à lui non plus qu'à la direction du service des travaux publics concernant le bruit ou la circulation dans ce secteur.

Il explique que la Ville loue le tiers du garage au CGER, lequel lui procure et entretient (par ses propres employés) les véhicules qu'il prête à la Ville. Il y entretient aussi les véhicules loués à d'autres municipalités, précise le conseiller.

«Les employés du CGER ont des horaires différents de ceux de la Ville. Les premiers travaillent de 6 heures et demie à minuit. Quant aux employés municipaux, ils travaillent entre 6 heures et demie et 16 heures. Aucun travail municipal ne s'y fait en-dehors de ces heures, sauf pour des travaux d'urgence comme lorsqu'il y a tempête ou bris de tuyaux.»

Le conseiller du district numéro 7 fait remarquer que ces semaines-ci, le trafic des camions est assurément plus lourd dans le secteur avec les travaux en cours sur De Bigarré (pour une traverse piétonnière) et pour l'implantation d'un carrefour giratoire rue Romulus. La rue De Bigarré, avec ou sans garage, constitue une des artères principales, poursuit-il, et la circulation peut aussi y être plus dense avec le nombre de chantiers estivaux.

Le conseiller Brulotte assure que dès la semaine prochaine, la Ville tentera de trouver des solutions pour atténuer la problématique et s'assurer que les activités au garage respectent la réglementation municipale.

Jamais, au cours de son mandat, la question d'un éventuel déménagement du garage a fait l'objet de discussions au conseil municipal, répond-il.

Propriétaire de l'édifice de la rue De Bigarré (ancienne Vic Métal) depuis 1974 la Ville avait déjà eu à choisir entre y installer son garage à demeure ou se construire à neuf dans le parc industriel. Elle avait finalement opté pour la première solution, moins onéreuse. En 2003, sous l'ère du maire Roger Richard, la Ville avait commencé à louer des véhicules du CGER plutôt que de les acheter elle-même. Et c'est à partir de 2004, qu'elle avait commencé à investir dans la rénovation du bâtiment, en commençant par la section de l'atelier justement.

En mai 2015, la Ville et la Société immobilière des infrastructures signaient un bail de location de 45 mois permettant au CGER d'occuper une partie du 410, rue De Bigarré, au coût de 90 500 $ annuellement.