Décès de Francine Langlois : «on perd quelqu'un de grand»


Publié le 10 avril 2017

Francine Langlois au moment du lancement de la grande campagne de financement pour doter la Maison des bénévoles et des aînés d'un ascenseur. C'était il y a un an.

©Photo TC Media - Hélène Ruel

Francine Langlois, décédée dimanche matin à la Maison Marie-Pagé, va manquer à sa «famille» du Carrefour d'entraide bénévole, ainsi qu'au monde communautaire des Bois-Francs. «On perd quelqu'un de grand», dit Chantal Charest, directrice générale de la Corpo.

Francine Langlois oeuvrait pour le Carrefour d'entraide bénévole depuis 33 ans, le dirigeait depuis 18 ans… jusqu'à ce que le cancer freine ses ardeurs.

Il y a un an, au moment de se lancer dans ce qu'elle savait être son dernier rêve professionnel – une campagne de financement pour doter le 40, rue Alice d'un ascenseur – Francine avait déclaré qu'elle «avait trop d'ouvrage pour mourir». Elle le disait avec son habituel sourire.

«Que cette phrase la résume bien!», souligne Mme Charest, admirative de l'énergie positive qui a toujours animé Francine. La Corpo avait invité la directrice générale du Carrefour à faire partie de son conseil d'administration.

«Elle croyait profondément au communautaire, était toujours à l'affût de répondre aux besoins, ouverte à tous les projets. Jamais rien ne l'embêtait. Elle était animée par la vie, par les autres, qu'elle savait accueillir et écouter. Comme les jeunes disent, elle avait une de ses vibes

Au Carrefour, son amie Sonia Bédard parle aussi de la joie de vivre de Francine. «C'était une combattante. Elle s'oubliait pour les autres. Le Carrefour, c'était sa deuxième famille.» Et c'est avec un sanglot dans la voix que Mme Bédard s'exclame «Qu'elle va nous manquer!».

Son sourire, ses convictions, son dévouement avaient convaincu le préfet de la MRC d'Arthabaska Lionel Fréchette et le maire de Saint-Albert, Alain St-Pierre de participer à la campagne de financement pour rendre accessible la Maison des bénévoles et des aînés. «On a accepté d'être coprésidents d'honneur, ce que nous ne faisons jamais. On l'a fait pour ses convictions et son moral.»

Les deux maires sont allés à son chevet il y a quelques jours, alors qu'elle était hospitalisée, le cancer ayant progressé jusqu'à son cerveau.

«Elle avait son sourire de tout le temps, encore capable de faire des farces», raconte, épaté Lionel Fréchette. Pour pallier l'absence de ses beaux cheveux blancs, elle avait même demandé aux deux maires de dire à ses sœurs de lui mettre du rouge à lèvres.

«C'était une fille de conviction, travaillante, qui a donné des années de labeur au Carrefour. Pour elle, le bénévolat, c'était la vie d'une communauté. Et elle avait raison!», soutient le préfet.

Ce dernier est content qu'elle ait pu concrétiser son dernier rêve, ayant pu utiliser le nouvel ascenseur du 40, rue Alice. La campagne avait permis d'amasser 227 205 $

Elle s'est dévouée jusqu'à ce que ses forces l'abandonnent. Il y a quelques semaines encore, toujours prête à rendre service, elle oeuvrait au Carrefour à titre de bénévole livrant la popote roulante, souligne Sonia Bédard.

Elle s'est éteinte à quelques jours de son 57e anniversaire… et de la Semaine d'action bénévole qu'elle était toujours heureuse de ponctuer.

Ses funérailles auront lieu le jeudi 13 avril, à 13 h 30 à l'église de Notre-Dame-de-Ham. Son conjoint, Yves Roy, ses deux enfants et ses petits-enfants, ses frères et sœurs recevront les condoléances au Salon funéraire Bergeron de Victoriaville, mercredi de 14 à 16 h 30 et en soirée de 19 à 22 heures.

Le 30 mai, Journée de l'action communautaire que souligne la Corpo, on rappellera la mémoire de Francine Langlois, partie tout doucement et sereinement par un si beau dimanche matin.