Des excuses… et des infos de la Villa du Parc

Pour son chantier de plus de 500 000 $


Publié le 20 mars 2017

La présidente et copropriétaire Nathalie Paré

©Photo TC Media - Hélène Ruel

Les autorités du groupe des Résidences du Patrimoine, propriétaire de la Villa du Parc à Warwick, ont en quelque sorte rétabli les canaux de communication avec leurs résidents. Particulièrement avec ceux de la phase 4 destinée à devenir une unité de soins pour une clientèle en perte cognitive.

Deux rencontres d'information ont été organisées lundi, une première en matinée pour informer le personnel et les bénévoles, une seconde en après-midi pour les résidents de la phase 4.

D'autres rencontres seront tenues et régulièrement pour l'ensemble des résidents qu'on veut informer puisque c'est un gros chantier qui s'amorcera ce printemps à la Villa du Parc.

Le chantier nécessitera des investissements oscillant entre 500 000 $ et 600 000 $ pour installer des gicleurs dans les pavillons où il n'y en a pas, refaire une toiture, repeindre et entreprendre les travaux d'aménagement d'une deuxième unité de soins adaptée aux besoins des personnes en perte cognitive.

La présidente et copropriétaire Nathalie Paré a ouvert la rencontre en présentant ses excuses aux résidents, sachant que des informations issues de rencontres individuelles et échappées au compte-gouttes parmi la communauté des résidents avaient semé inquiétude et désarroi.

«Personne ne sera mis dehors!», a-t-elle dit, tout en comprenant les craintes des résidents qui habitent la phase 4 depuis des années. «Vous êtes chez vous, c'est votre milieu de vie.»

La présidente ainsi que Kevin Bergeron, directeur général et développement organisationnel, ont campé le contexte du projet, précisant notamment qu'il ne pouvait se déployer ailleurs qu'au rez-de-chaussée de la phase 4, cette aire offrant les espaces et la sécurité nécessaires à ce genre d'unité.

L'ajout de ces places s'impose aux yeux des Résidences du Patrimoine, voulant que la Villa du Parc maintienne ses gens peu importe leur condition. C'est déjà un deuil pour les gens de quitter leur maison, a mentionné Mme Paré. «On ne voudrait pas avoir à leur dire qu'ils ne peuvent plus habiter la Villa du Parc parce que leur état s'est détérioré»

Actuellement, la phase 4 abrite 11 appartements. Quatre sont libres. Les occupants de deux autres ont accepté d'être transférés ailleurs dans la Villa. Il reste cinq unités habitées. Des rencontres individuelles seront organisées avec les locataires de ces cinq appartements. Trois options s'offrent à eux : leur déménagement ailleurs dans la Villa du Parc; leur départ de la Villa du Parc; le statu quo.

Le choix du statu quo impliquerait cependant que les actuels occupants cohabitent avec les personnes en perte cognitive.

Parce que les rencontres individuelles n'ont pas encore eu lieu, les autorités des Résidences du Patrimoine n'élaborent pas d'échéancier quant à l'aménagement complet de la nouvelle unité de soins. Les travaux commenceront là où les appartements sont libres, en y aménageant la salle de bain adaptée, l'aire commune.

Chez les résidents et leurs proches de la phase 4, on se désole d'envisager de quitter des appartements lumineux avec un accès direct à l'extérieur, leur équivalent étant difficile à trouver ailleurs dans la Villa du Parc, surtout pas à l'étage donnant sur un balcon décrépit, a-t-on déploré.

Certains ont été quelque peu rassurés d'apprendre que la Villa du Parc serait prête à apporter des modifications pour que leur nouvel appartement corresponde le plus possible à leurs besoins.

Le seul qui ait manifesté son enthousiasme à quitter le fond du couloir de la phase 4 est l'exploitant du dépanneur qui demandait son déménagement depuis deux ans. Il s'installera dans la chambre 30, plus visible auprès de la communauté des résidents de la Villa du Parc.