Hydrocarbures : des citoyens déçus de la position de Victo


Publié le 14 mars 2017

Des membres du comité citoyen Non aux gaz de schiste ont d'abord félicité les élus de Victoriaville, pour ensuite leur demander d'aller plus loin. Au lutrin, Gaétan Roy et, derrière, Johanne Allard.

©Photo TC Media - Hélène Ruel

Si les membres du comité citoyen Non aux gaz de schiste ont d'abord applaudi la résolution que venait d'adopter le conseil municipal de Victoriaville, ils ont toutefois manifesté de la déception quelques minutes plus tard lors de la période de questions. Ils auraient préféré que la Ville adopte un règlement plutôt qu'une résolution.

Ainsi, par résolution, la Ville réclame de la MRC d'Arthabaska une modification à son schéma d'aménagement afin d'exclure l'ensemble de son territoire aux activités d'exploitation, de production ou de stockage des hydrocarbures.

Par la même occasion, la Ville demande au ministère du Développement durable de protéger les sources d'eau potable en augmentant les périmètres de protection.

Gaétan Roy et Johanne Allard, tous deux membres du comité citoyen, ont félicité et remercié la Ville pour cette résolution. Ils auraient cependant souhaité que Victoriaville emboîte le pas à d'autres municipalités du Québec. Des MRC et des municipalités ont adopté un règlement – un modèle type - édictant des périmètres de protection des sources d'eau plus sévères que ce que le gouvernement du Québec prévoit par son Règlement sur le prélèvement des eaux et leur protection (RPEP). Le modèle a été élaboré par un comité de pilotage de maires et de mairesses.

M. Roy et Mme Allard estiment qu'en adoptant ce règlement, la Ville se serait montrée solidaire à l'endroit des autres municipalités et qu'elle aurait envoyé un message clair au gouvernement du Québec.

«Comment ça se fait que Victoriaville, berceau du développement durable, ne bouge pas?», a demandé une autre membre du Comité, Sylvie Bertaud, affirmant que Saints-Martyrs-Canadiens où elle réside avait adopté un tel règlement.

Le maire André Bellavance a été piqué au vif par la remarque de la citoyenne. «Je m'excuse, madame, mais la Ville a bougé», a-t-il répliqué. Et deux fois plutôt qu'une, a-t-il précisé.

Il explique que la Ville a préféré adopter une résolution plutôt que le règlement «mur à mur» qui avait été proposé et qui ne correspond pas nécessairement à la réalité de Victoriaville. «Nous ne sommes pas des experts pour décider des distances séparatrices à établir entre les sources d'eau potable et les activités liées aux hydrocarbures», a dit M. Bellavance.

Et puis, a-t-il poursuivi, la résolution que Victoriaville a adoptée a autant de portée et de valeur qu'un règlement. Par cette résolution, a-t-il précisé, la Ville manifeste tout autant sa solidarité à l'endroit des autres municipalités que son désaccord quant aux dispositions du RPEP, qu'elle estime inadapté à la diversité des territoires.