«Un héritage spirituel, pédagogique et humain» - Yvan Turgeon

Steven Lafortune steven.lafortune@tc.tc
Publié le 30 avril 2016

COMMUNAUTÉ. L’église de Saint-Christophe-d’Arthabaska était pleine à craquer pour la messe de reconnaissance aux Frères du Sacré-Coeur, figures importantes du paysage victoriavillois depuis 144 ans.

Yvan Turgeon, accompagné de quelques-uns de ses compères, était présent pour l’occasion. Le frère a passé la majeure partie de la cérémonie à serrer des mains et à échanger avec des visages familiers.

Des centaines de personnes se sont déplacées pour témoigner de leur respect envers la communauté. Plusieurs étaient d’anciens étudiants ou des parents ayant confié leur progéniture aux Frères du Sacré-Cœur.

«J’ai l’impression que nous constituons une partie de l’évolution de la communauté», a-t-il laissé entendre au sujet de son départ.

L’ancien directeur a reçu de nombreux témoignages de gratitude. Les gens l’accostaient pour discuter de leur passage au sein de l’établissement et des souvenirs qui s’y rattachent.

«Je crois que nous avons laissé un héritage spirituel, pédagogique et humain. Les relations créées ici vont malheureusement être coupées. C’est pour cette raison que nous essayons de pas trop nous attacher, puisque nous ne savons pas où nous allons être. Nous ne prenons pas racine, nous poussons là où on nous plante», a-t-il imagé.

Les Frères du Collège Sacré-Cœur partiront pour Bromptonville, un arrondissement de la Ville de Sherbrooke. Pour le moment, la destination du frère Yvan Turgeon n’est pas encore connue.

Un hommage à leur grandeur

C’est le Mgr André Gazaille qui a présidé la cérémonie. Le maire de Victoriaville ainsi que son nouveau conseiller, Michael Provencher, et le député fédéral de Richmond-Arthabaska, Alain Rayes, figuraient parmi les convives.

L’église avait été décorée au goût de l’époque avec des artéfacts appartenant aux Frères du Sacré-Cœur. «Nous préparons cette messe depuis janvier», a souligné l’un des organisateurs, Luc-André Verville, qui avait préparé un historique de la rentrée de la communauté en 1872.

Les frères ont été couverts de cadeaux, dont un acrylique du panorama du Collège et du mont Arthabaska. «Nous voulions qu’ils apportent un peu de chez nous chez eux», a-t-il confié.

À la fin, l’heure était à la fraternisation. La fête s’est échelonnée jusqu’à tard en soirée, alors qu’un gâteau a été servi.