Le CSSS abolit une douzaine de postes

Professionnels, techniciens et ceux des préposés à la guérite de l’hôpital

Hélène Ruel helene.ruel@tc.tc
Publié le 4 février 2015

VICTORIAVILLE. En mode compressions, le Centre de santé et de services sociaux (CSSS) d’Arthabaska-et-de-l’Érable s’apprête à abolir une douzaine de postes dont cinq de professionnels et de techniciens. Et au printemps, il n’y aura plus de préposé à la guérite de l’hôpital, les quatre postes seront abolis.

Pour parvenir à l’équilibre, l’établissement avait à couper 2,5 millions $ à son budget, a expliqué le directeur général Claude Charland.

Diverses mesures, surtout administratives, ont été appliquées, a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois que 20% de ces mesures affectent directement le personnel de l’établissement.

Ce sont les questions et inquiétudes de Louise Laroche au conseil d’administration du CSSS qui ont propulsé le sujet sur la place publique.

Mme Laroche préside l’exécutif de l’Alliance du personnel professionnel et technique du CSSS.

Ce syndicat est particulièrement touché par les mesures de réorganisation du travail, puisque cinq postes seront abolis, trois de conseillères cliniques, un de physiothérapeute (le poste était vacant, précise M. Charland) et un poste d’éducateur spécialisé qui offrait des services à Lyster et Saint-Ferdinand. Au printemps, les activités du centre de jour seront concentrées à Plessisville, signale encore le directeur général.

Mme Laroche a d’abord demandé si, avant d’effectuer ces coupes, les autorités du CSSS avaient bien mesuré leurs impacts sur les services à la population.

Dans une lettre adressée au conseil d’administration, la présidente soutient que diverses clientèles seront affectées par les coupes, les personnes en perte d’autonomie, les familles, les personnes vulnérables, les personnes souffrant de problèmes de santé mentale, de déficience intellectuelle ou retard de développement.

La perte de conseillères cliniques inquiète particulièrement Mme Laroche, ces spécialistes pouvant répondre aux questions des intervenants dans des situations d’urgence ou très complexes, accompagnant et supportant les employés.

Disant comprendre le contexte budgétaire dans lequel se débat le CSSS, l’Alliance a présenté diverses solutions pour réduire les coûts sans toucher aux services à la clientèle. Selon le syndicat, des économies pourraient être réalisées sur l’impression de documents, en évitant le dédoublement de tâches, en examinant les modalités d’élimination des déchets biomédicaux, en évitant les analyses de laboratoire non pertinentes ou demandées en double, en repérant les pertes d’énergie dans les bâtiments, en réévaluant les ententes financières avec les partenaires, etc.

Ces «solutions» seront prises en considération, mais elles ne sont pas nouvelles, a confié le directeur général, après la réunion.

Aux questions publiques de la présidente de l’Alliance, M. Charland a rappelé que les décisions n’avaient pas été prises à l’aveuglette et que tout avait été tenté pour maintenir les services aux usagers et aux résidents. «Mais on finit toujours par les toucher», a-t-il admis.

En dix ans d’existence, c’est la septième fois que le CSSS doit se doter d’un plan de compressions, a-t-il fait remarquer.

Réorganisation du travail, réduction des dépenses administratives, augmentation des revenus, toutes ces mesures totalisent des économies de 2,5 millions $. L’augmentation des revenus proviendra de la disparition des préposés à la guérite qu’emploie la Corporation des partenaires du CSSS d’Arthabaska-et-de-l’Érable, cet organisme qui, entre autres, exploite aussi la cafétéria de l’hôpital. N’ayant plus à payer de préposés à la guérite, elle pourra verser davantage de revenus à l’établissement.

L’ère des compressions n’est pas finie, puisque le CSSS devrait aussi absorber une compression supplémentaire de 981 000 $. Avec la fusion des CSSS pour en faire des CISSS (Centre intégré de santé et de services sociaux), les économies d’échelle pourraient atténuer l’impact de cette compression, a expliqué Claude Charland, le sujet étant débattu avec les autres directeurs généraux des établissements de la région Mauricie Centre-du-Québec.