Pour ne rien manquer de ce qui s’écrit sur le bio dans le monde

Le CETAB+ y veille avec son partenaire français

Hélène Ruel helene.ruel@tc.tc
Publié le 19 juin 2014

VICTORIAVILLE. Les gens du Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique (CETAB+) du cégep de Victoriaville ont tenu à ponctuer la sortie du 200e numéro du Biopresse, revue qu’ils produisent en collaboration avec le Centre français de ressources documentaires en agriculture biologique (AbioDoc). Les actuels abonnés (2 840 au Québec) et ceux qui veulent le devenir devraient d’autant plus se réjouir que l’équipe du CETAB+ veut ajouter de nouveaux volets à son service de veille technologique.

En conférence de presse, le coordonnateur du CETAB+ Serge Préfontaine, le chargé de projet Geoffroy Ménard et l’assistant chargé de projet Wilbène Cénatus ont campé le contexte du Biopresse.

Le Biopresse, c’est cette revue mensuelle recensant quelque 130 nouvelles notices que l’on dépose dans la Biobase, une sorte de bibliothèque virtuelle contenant près de 30 000 références à tout ce qui s’écrit sur l’agriculture biologique dans le monde. (http://biobase.cetab.org)

Cette Biobase avait été créée par l’organisme français ABioDoc. Comme il y avait des similitudes entre les deux organisations, qu’on ne voulait pas refaire le monde et investir trop de temps et d’argent dans de la nouvelle «quincaillerie» électronique, le CETAB+ s’était associé au Centre français en septembre 2010 pour alimenter la Biobase, a rappelé Serge Préfontaine. À l’époque, avec ses quelque 20 000 références, elle était déjà la plus importante banque de données francophones au monde dans le domaine.

Tous les mois, en France comme à Victoriaville, des gens comme l’agroéconomiste Ménard et l’agronome Cénatus repèrent des documents d’information sur l’agriculture biologique produits de ce côté-ci de l’Atlantique. Il peut s’agir d’articles scientifiques, de rapports de recherche, de livres, spécifie Geoffroy Ménard. Son collègue Cénatus ajoute que d’emblée, on se demande si l’information que l’on a glanée, analysée, traitée, résumée, sera utile pour les producteurs, les intervenants et les chercheurs.

Car ce sont eux les abonnés au Biopresse. Outre les références aux nouveaux documents enrichissant la Biobase, la revue mensuelle offre un calendrier des activités en agriculture biologique, un congrès en Turquie, un Salon à Marseille ou un BioCultura à Bilbao en Espagne, pour citer quelques exemples.

Des nouveautés

Au service déjà offert, comme l’impression de documents (pas disponibles sur le Net), le CETAB+ veut en ajouter des nouveaux.

Ainsi, un pomiculteur ou un acériculteur pourrait vouloir recevoir des «alertes» lorsqu’un article lié à son secteur est versé dans la Biobase. Tous n’ont peut-être pas le temps d’éplucher mensuellement les quelque 130 références du Biopresse. On peut aussi produire des revues thématiques regroupant en un seul numéro tout ce qui concerne un même sujet.

Wilbène Cénatus a également annoncé que par une vingtaine de questions, les abonnés seraient invités à poser un jugement sur le Biopresse et à exprimer leurs besoins.

Et, en ouvrant une page Facebook (on recherche Biopresse), les gens du CETAB+ ont constaté qu’ils s’attiraient une tout autre clientèle.

Une veille importante

Cette activité de veille technologique revêt une importance capitale aux yeux de Serge Préfontaine. «Pour faire avancer l’agriculture biologique, pour demeurer compétitifs, il est important de savoir. Il y a peu de recherches, il faut donc rendre l’information disponible. Cela contribue à la cohésion du mouvement biologique international.»

Chaque année, de part et d’autre de l’Atlantique, les chercheurs du CETAB+ et d’ABioDoc effectuent quelque 1400 nouvelles entrées dans la Biobase. Depuis le début de cette collaboration franco-québécoise, à l’automne 2010, l’équipe du CETAB a versé 535 entrées dans les rayons virtuels du centre de documentation en agriculture biologique.

De gauche à droite, Wilbène Cénatus, Serge Préfontaine et Geoffroy Ménard présentent le 200e numéro du Biopresse. (Photo TC Media – Hélène Ruel)