Cégep : un nouveau programme en agriculture

L’introduction du portable et des classes réaménagées

Publié le 21 février 2014

À compter de la rentrée scolaire 2014, le cégep de Victoriaville offrira le nouveau programme de Gestion et technologies d’entreprise agricole (GTEA) qui remplacera l’actuel programme de Gestion et exploitation d’entreprise agricole.

Le Cégep travaille sur la réécriture du programme depuis que le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche, de la Science et de la Technologie a annoncé officiellement en avril 2013 la possibilité de mettre en place le nouveau programme de GTEA dans les établissements d’enseignement collégial où se donnait le programme GEEA.

«Notre équipe a travaillé très fort ces derniers temps pour proposer une formation collégiale en agriculture mieux adaptée à la réalité des producteurs agricoles d’aujourd’hui tout en conservant les éléments qui font la renommée du Cégep à travers la province. Je pense entre autres à notre réseau de fermes collaboratrices et notre expertise en agriculture biologique», a mentionné le directeur des études, monsieur Christian Héon.

Deux profils, deux nouvelles compétences

Les élèves auront, tout comme avec l’ancien programme, à choisir l’un des deux profils offerts soit le profil production animale ou le profil production légumière et fruitière biologique pour lequel le cégep de Victoriaville est d’ailleurs reconnu à travers la province.

Notons que onze cours différencient les deux profils.

En vertu du nouveau programme, la formation offerte aux élèves sera davantage axée sur la gestion. À ce sujet, les nouvelles séquences de cours permettront notamment une meilleure intégration des notions de base à la gestion courante d’une entreprise agricole. Aussi, un cours de communication en milieu agricole a été ajouté à la grille.

«Nous jugions important que nos élèves développent davantage leur habileté à communiquer, car c’est un aspect essentiel au succès d’un transfert ou du démarrage d’une entreprise compte tenu de tous les intervenants impliqués», a tenu à souligner celui qui coordonne le département d’agriculture, Alain Beaulieu.

Autre nouveauté, le programme permettra aux élèves de s’initier à la recherche appliquée en agriculture notamment par des projets proposés à la ferme-école pour les élèves en production biologique et dans les milieux de stage pour les élèves en production animale.

Mentionnons aussi que les élèves pourront également être impliqués dans les différents projets menés par l’un des deux centres de recherche en agriculture au Cégep : le Centre d’expertise et de transfert en agriculture biologique et de proximité (CETAB +) et le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA).

Alternance travail-études

Pour pallier la diminution du nombre d’heures contacts en formation spécifique prévue par le nouveau devis ministériel, le programme GTEA sera dès l’automne prochain offert en alternance travail-études.

Les élèves réaliseront ainsi deux stages rémunérés de huit semaines chacun, le premier étant prévu l'été de leur première année d’études et le deuxième au milieu de leur parcours scolaire.

Deux autres stages, ceux-là crédités, sont également prévus au programme. Les élèves auront donc la chance d’explorer trois milieux de stage différents au cours de leur formation collégiale.

Pour Lise Geoffroy, membre du Comité Québec de l’Association canadienne, les stages offerts en alternance travail-études ont plusieurs avantages. «Ils permettent aux élèves d'avoir un contact privilégié et enrichissant avec le milieu du travail, et au programme, de maintenir un lien plus fort avec les employeurs.»

Portable et nouvelles classes

Dès l’automne prochain, les élèves inscrits en GTEA auront à se procurer un ordinateur portable. Le programme deviendra ainsi le troisième après Techniques de comptabilité et de gestion et Techniques de l’informatique à intégrer l’ordinateur portable comme outil d’apprentissage.

Il permettra aux élèves d’avoir un accès instantané aux logiciels ainsi qu’aux applications technologiques et informatiques de plus en plus exploitées dans le domaine agricole.

Par ailleurs, une salle d’apprentissage actif (la 6e au Cégep) aménagée en îlots et munie d’écrans, d’un accès au réseau sans fil, d’un projecteur interactif est maintenant mise à la disposition des élèves pour leur permettre de développer leurs habiletés technologiques. L’ensemble des classes et des ateliers d’agriculture ont tous été réaménagés l’été dernier.

GTEA fait partie du top 50 des programmes de formation professionnelle et technique menant à des professions pour lesquelles les perspectives d’emploi sont favorables pour les cinq prochaines années.

Chaque année, 15 à 20 % des élèves finissants poursuivent leurs études à l’université en agronomie et en agroéconomie, une passerelle DEC-BAC existant entre le cégep de Victoriaville et certaines universités.

Les autres élèves se destinent quant à eux à des carrières de gestionnaire, de technicien agricole, de certificateur bio et d’assistant de recherche.

Les personnes qui souhaitent intégrer le nouveau programme GTEA l’automne prochain doivent faire leur demande d’admission en ligne au Service régional d’admission au collégial de Québec (SRACQ) avant le 1er mars. L’an dernier le programme a reçu 38 demandes d’admission au 1er tour en production légumière et fruitière biologique, un nombre record, et 19 en production animale.