Un appui des parents et des commissaires d'école



Jacques Brodeur (photo : Jonathan Blouin)

Jacques Brodeur (photo : Jonathan Blouin)

Publié le 19 Janvier 2009
Publié le 17 Juin 2010
 

Le 30 septembre 2003, Johanne Corbin prenait la parole au nom de la Fédération des Comités de Parents du Québec.

Sujets :
CRTC , Ordre des Conseillers , La Presse , Canada , Québec , La Vallée-des-Tisserands

«Depuis trois décennies, notre Fédération a traduit à maintes reprises ses préoccupations concernant l'épanouissement des jeunes dans un milieu de vie à l'abri de la violence. Malheureusement, la violence, sous toutes ses formes, existe bel et bien dans le quotidien d'un grand nombre de jeunes. On observe des comportements antisociaux, entre autres, à l'école et dans la rue. Des études démontrent que la violence a plus que quadruplé au Canada, au cours des quarante dernières années.

On rapporte qu'entre 1984 et l'année 2000, on a multiplié par trois le nombre d'élèves présentant des difficultés comportementales; des jeunes, qui entretiennent et qui vivent des relations difficiles avec leurs pairs ou le personnel de l'école.

Malgré tout, la société actuelle continue de banaliser différentes formes de violence au travers la musique, le cinéma, les jeux interactifs et la télévision; des outils de communication puissants qui s'adressent pourtant aux jeunes. Maintes études sérieuses associent l'influence des médias destinés aux jeunes, au développement et à l'expression de comportements agressifs.

La violence télévisuelle inonde l'univers de nos jeunes, surtout aux heures de grandes écoutes. «Même en zappant, y'a pas aut'chose !», nous confirme une enfant de 11 ans. Ainsi, en tant que parents, il devient de plus en plus difficile d'exercer un contrôle de la programmation proposée à nos enfants.

Malgré tous les efforts concertés des dernières années pour interdire la diffusion de la violence, il reste encore beaucoup à faire pour soutenir les parents dans leur rôle de vigie, afin de protéger leurs enfants de l'influence des multiples visages de la violence à la télévision.

Notre Fédération entend manifester clairement l'importance accordée par les parents de bénéficier d'une programmation télévisée sans violence pour leurs enfants. Des parents par milliers ont signifié par l'entremise de leur organisme de représentation, par voie de résolution ou au moyen de pétitions, leur volonté de voir les gouvernements fédéral et provincial, le CRTC et les diffuseurs prendre les mesures appropriées pour faire bannir des émissions destinées aux enfants, toute forme de violence et de faire reporter après 22 heures les émissions et films qui comportent des scènes de grande violence.»

Et Madame Corbin de conclure : «Les démarches entreprises en ce sens par la «Campagne pour contrer la téléviolence» exposent clairement à nos gouvernements la volonté d'une population qui réclame l'urgence d'agir maintenant!» À l'occasion de la «Campagne de 2003 pour contrer la téléviolence», plusieurs commissions scolaires ont pris position et adopté des résolutions d'appui semblables à celle ci-dessous de la Commission scolaire de la Vallée-des-Tisserands.

CONSIDÉRANT l’augmentation considérable de la violence en Amérique du Nord

au cours des dernières décennies;

CONSIDÉRANT la croissance exponentielle de l’incitation à la violence propagée par la télévision et par de nombreux véhicules culturels (jouets, jeux vidéo, musique, etc.);

CONSIDÉRANT les conséquences néfastes de la violence faite aux jeunes;

CONSIDÉRANT les effets négatifs sur les comportements des jeunes de la télédiffusion de la violence;

CONSIDÉRANT les campagnes de sensibilisation réalisées au Québec depuis 1989 pour diminuer la télédiffusion de la violence auprès des jeunes;

CONSIDÉRANT les démarches déjà réalisées auprès des gouvernements fédéral et provincial, auprès du CRTC et auprès des diffuseurs pour diminuer la télédiffusion de la violence auprès des jeunes;

CONSIDÉRANT les résultats du sondage sur la violence réalisé par le journal La Presse en 1999;

CONSIDÉRANT l’inefficacité démontrée d’une approche invitant les diffuseurs à s’autoréglementer (un code mis en place par les diffuseurs en 1994);

CONSIDÉTANT les effets positifs mais éphémères de campagnes de sensibilisation;

CONSIDÉRANT l’opportunité d’une réglementation permanente sur la télédiffusion de la violence pour aider les parents et les écoles à prévenir la violence;

CONSIDÉRANT les actions positives réalisées à ce sujet par la Commission scolaire de Montréal et par plusieurs commissions scolaires en collaboration avec des partenaires locaux;

Monsieur Lionel Brais propose que les commissions scolaires conviennent de s’unir pour réaliser une action commune.

Les objectifs poursuivis visent à : *obtenir une réglementation sur la violence à la télévision de façon à : *faire bannir les émissions à caractère violent destinées aux enfants; *faire reporter après 22 heures les émissions et films de grande violence pour « public en général». *mobiliser l’ensemble des parents, les personnels scolaires et les partenaires de l’école afin de revendiquer une réglementation sur la violence à la télévision.

L'Ordre des Conseillers en orientation et des psychoéducateurs a également pris position en exprimant publiquement son appui aux efforts des commissions scolaires du Québec «pour contrer la diffusion de scènes de violence à la télévision». «L'Ordre des conseillers et conseillères d'orientation et des psychoéducateurs et psychoéducatrices du Québec confirme par la présente sa décision d'appuyer votre démarche. Il nous semble en effet évident», affirmaient les co-présidents Renou et Turcotte, «que les objectifs de cette campagne de sensibilisation, ayant pour but d'amener le Gouvernement fédéral à réglementer la téléviolence, ne peuvent que faire consensus auprès des membres de notre Ordre dont la majorité oeuvrent en milieu scolaire. Ces derniers sont à même de constater, journellement, les effets négatifs de la violence véhiculée par la télévision sur les enfants et leurs interventions doivent s'adapter continuellement en conséquence.»

Et les porte-parole de l'Ordre concluaient : «Nous sommes heureux de nous associer aux nombreux signataires qui endossent votre action et de diffuser notre position dans le dépliant qui servira de promotion à votre campagne. Nos membres seront informés de notre prise de position via notre site Internet.»

Commentaires

  • Nom de l\'usager
    carolane corriveau
    - 19 Juin 2010 à 11:04:56

    bonjour jaimerai avoir un sit de math et fransai pour faire faire a mes eleve merci"!"

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