Au Québec, les enfants vivant au sein de près de 13 000 familles monoparentales sur l'aide sociale ne peuvent bénéficier du plein montant de leurs pensions alimentaires.
Le gouvernement du Québec ne permet, aux enfants, de toucher que 100 $ par mois par famille, peu importe le nombre d'enfants, des pensions alimentaires pour enfants alors que le reste des sommes est soit coupé du chèque mensuel du parent gardien ou, encore, tout simplement versé directement dans les coffres du gouvernement.
Ainsi, à chaque année, c'est plus de 38 millions $ qui sont ainsi détournés des enfants les plus pauvres du Québec sur l'aide sociale, selon les chiffres du Rapport de la ministre de l'emploi et de la solidarité sociale sur le traitement des pensions alimentaires pour enfants dans les programmes gouvernementaux publié en 2006.
On doit ajouter à ce montant annuel les sommes économisées par le traitement des pensions pour enfants comme un revenu imposable pour les familles habitant des habitations à loyer modique, dans le régime des prêts et bourses pour étudiants ainsi que pour l'aide juridique pour arriver à un total de 46,5 millions $ par année toujours selon le même rapport.
Au Québec, depuis 1997, pour l'ensemble des autres contribuables et enfants, les pensions alimentaires pour enfants sont défiscalisées et ne sont plus considérées comme des revenus. Une coalition d'organismes et d'individus a relancé une campagne pour dénoncer cette injustice faite aux enfants les plus pauvres de notre société.
Au fil des ans, de multiples regroupements comme la Fédération des Associations de familles monoparentales et recomposées du Québec, le Front-commun des personnes assistées sociales du Québec ainsi que le Protecteur du Citoyen ont critiqué l'état actuel des choses.
Présentement, une pétition, initiée par le Comité sur les pensions alimentaires du Grand Châteauguay, circule dans plusieurs régions pour demander le respect des droits et des sommes dues aux enfants les plus pauvres de la province.
Selon un porte-parole du comité de Châteauguay, Martin Thériault du Réseau d'information et d'aide aux personnes assistées-sociales de Châteauguay, «lorsque le ministre Hamad soutient le sommet du Millénaire contre la pauvreté des enfants de novembre prochain, il est temps de mettre un terme à la discrimination dont sont victimes les enfants les plus pauvres et de remettre l'équité».
Il souligne, par exemple, qu'une famille assistée sociale de sa région a vu récemment un chèque d'arrérages de pensions alimentaires au montant de 4 760 $ récupéré par Revenu Québec divisé comme suit ; 760 $ à la famille de l'enfant et 4 000 $ empochés par le gouvernement du Québec.
Le comité demande que cesse un tel détournement et que le gouvernement et les partis politiques reconnaissent les droits égaux aux enfants les plus pauvres dans le cadre des politiques de soutien aux familles.
Les enfants pauvres ont encore moins d'argent
Le Comité pour les droits des personnes assistées sociales de Victoriaville (CDPAS Victo), membre du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, s’associe au Réseau d'information et d'aide aux personnes assistées sociales de Châteauguay (RIAPAS) pour dénoncer le non sens du détournement de fonds des pensions alimentaires vers les coffres du gouvernement du Québec.
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Commentaires
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- Mélanie LF
- - 19 Juin 2010 à 11:05:02
En plus de prendre les pensions saisie par le gouvernement même...lorsqu'une femme rupture et demande l'aide social par exemple.... On lui oblige de faire des démarches pour aller chercher une penssion au père...et ce avec l'aide juridique...et des papiers qui définissent la garde et après l'on se rends compte qu'on a droit qu'à 100$ par mois alors que le père paye beaucoup plus.... C'est du vol...car si on oblige les pères à payer c'est justement pour qu'il puisse subvenir aux besoins de l'enfants mais au lieu d'aider...les gouvernement laisse ces femmes dans une pauvreté étouffantes qui fait que jamais elle pourra se sortir de sa vie de misère et qu'après que les enfants soit vieux qu'est ce qu'elles leurs restent? RIEN... Un autre exemple...lorsque l'on demande du bien-être l'on vous exige de tout vendre vos biens sauf une voiture d'une valeurs prédéfinis etc... Les hommes ont pas ce problème là, eux c'est autre chose... lorsqu'ils se séparent ils ne tiennent pas compte d'un minimum pour vivre...ils disent ok..tu fait tant, tu dois tant par enfants...ce qui fait que si tu as 4 enfants, tu dois disons pour un salaire de 40 000$ par ans : 1 600$ par mois...il lui reste apres les impots 600$ par mois pour vivre! Notre monde fait pitier...et apres on se demande pourquoi ya tant de drames familliales et de suicides!!!!