Le pouvoir du pétrole, la faiblesse de la CPTAQ?



Publié le 5 Juin 2008
Publié le 18 Juin 2010

Depuis bientôt trois ans que dans le projet Pipeline St-Laurent d’Ultramar, nous tentons de faire valoir nos droits de propriétaires privés, agricoles, acéricoles et forestiers, de pouvoir cultiver, en toute sécurité, conserver nos pratiques culturales et forestières.

Sujets :
Ultramar , Commission à la suite des rencontres publiques

La CPTAQ qui a pour rôle de protéger le territoire agricole et sylvicole utilisera-t-elle vraiment son plein pouvoir également, que nous soyons citoyens ou pétrolières ? Est-ce que ce pouvoir est limité devant certains demandeurs, tel Ultramar?

En effet, à la suite de la requête de la Commission afin que le promoteur complète sa demande dans les 32 municipalités concernées une mise en demeure d’Ultramar réussit à faire modifier le processus habituel d’étude de dossiers.

Malgré une orientation préliminaire non favorable dans onze municipalités sur 32, et que très peu de changements dans le tracé ont été proposés, pourquoi sont-elles devenues favorables pour la Commission à la suite des rencontres publiques?

Malgré un avis de changement annoncé par la Commission d’installer obligatoirement le pipeline à 1.6 et 1.2 mètre dans les portions cultivées et en forêt, la Commission pourra-t-elle maintenir dans sa décision cette condition cette fois, le promoteur s’y objectant?

Maintiendra-t-elle le droit aux propriétaires de travailler sur les 60 premiers centimètres de sol sans demander la permission au promoteur, qui encore une fois, s'y objecte?

Nous sommes en attente de la décision finale de la CPTAQ est-ce que la Commission va acquiescer à toutes les demandes d’Ultramar sans tenir compte des demandes du monde agricole qui visent à protéger le territoire et les activités agricoles et leur développement?

Est-ce que la Commission modifiera son avis de changement pour intégrer textuellement les libellés proposés par Ultramar? Est-ce que la Commission priorisera la pétrolière compte tenu de sa puissance et son fort lobbying ou défendra-t-elle le Territoire et ses activités agricoles, ce qui est sa mission. Enfin, qui décide réellement dans ce dossier?

Nous, propriétaires affectés, sommes EXTRÊMEMENT INQUIETS. Après l’annonce dernièrement dans les médias de plus de 53 fuites dans les 5 dernières années, est-on en droit d’être inquiet?

Chaque fois que la Commission semble vouloir faire son devoir de protéger les terres et activités agricoles, Ultramar semble vouloir remettre la Commission à l’ordre, son ordre. C’est du moins ce que laisse voir son attitude face à ses préoccupations du monde agricole dans ce dossier.

Mario Chrétien

Président de l'apPAF

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