Pour certains officiers supérieurs, ça va mieux. Pour d'autres, c'est un vrai bourbier ou l'on s'enlise.
Pour le matériel, c'est identique : manque de matériel adéquat pour certains, mais c'est très correct pour d'autres. Comme l'on écrit certains, nos soldats inadaptés sont de la chaire à canon que l'on a envoyés avec un matériel désuet qui était loin d'être adapté à la situation et il a fallu attendre des années pour commencer à corriger cette carence. On aurait pu éviter des dizaines de morts.
Seulement en 2006, le général Rick Hillier a eu assez de clairvoyance pour déclarer «la résistance des Talibans est plus soutenue et la guerre sera très dure et très longue». En 2008, il préconise le combat.
Vous l'avez compris, la situation canadienne est très dangereuse présentement. On est loin de la mission de départ. C'est devenue une guerre, plutôt une guérilla, ce qui est très différent et nos troupes sont inexpérimentées pour ce genre de conflit.
Il n'y a que ceux qui ont connu cela qui peuvent en parler et non pas ceux qui sont assis dans leur bureau et qui réagissent comme si c'était encore la guerre de 1939-1945, guerre où l'on savait où était l'ennemi. En Afghanistan, ce n'est pas le cas.
Ces mêmes personnes nous disent que l'on est en Afghanistan pour sauver notre pays! À ce que je sache, le Canada n'a jamais été attaqué ni en guerre avec l'Afghanistan.
J'avais écrit en 2006 que l'on aurait plus de 100 morts et plus de 1 000 blessés et qu'on y serait bien après 2009. Petit à petit se confirment malheureusement mes prédictions : 80 morts, 650 blessés et le gouvernement déclare que l'armée canadienne doit rester en Afghanistan aussi longtemps que les gens de ce pays ne pourront se défendre eux-mêmes. Vous avez compris que l'on y est encore pour plusieurs années. (….)
Je ne suis pas contre la guerre dans le cas où notre pays serait attaqué, mais là, il faut tout arrêter. (…)
Dans tous les conflits, il y a chez les soldats des dérivations qui sont inévitables : suicides, drogues, maltraitance des prisonniers, viols et, surtout, des problèmes de santé mentale.
Mais les armées, y compromis les gouvernements, ne l'avoueront jamais. Ils nous harcèlent de mensonges pour apaiser l'opinion publique et jouent la loi du silence. (…)
Et quand on vous dit que ça va mieux, c'est loin d'être la vérité. On en reparlera bien plus tard. À suivre…
Jean-Claude Royer
Ham-Nord
Afghanistan : la polémique mensongère, il faut que ça arrête!
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