Pour une politique gouvernementale sur les abus envers les aînés



Publié le 23 Janvier 2008
Publié le 18 Juin 2010
 
Sujets :
Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec , Association québécoise des retraité , Réseau québécois , Québec

Annuellement, plus de 150 000 aînés sont victimes d'abus. 80% des cas d'abus ne seraient jamais signalés. Devant l'ampleur et la gravité du problème, nos quatre organismes réclament une action prioritaire et concertée de l'ensemble des acteurs gouvernementaux concernés.

Trop de personnes aînées subissent en silence les abus dont elles sont les victimes. Il existe clairement un champ d'intervention gouvernementale qu'il est urgent d'occuper, dans le meilleur intérêt du million de personnes aînées que compte le Québec. Tous les secteurs du gouvernement doivent être mobilisés afin de mieux protéger les personnes aînées, dans le respect de leurs droits.

Nous appuyons donc l’idée d’une politique gouvernementale contre les abus et la maltraitance envers les personnes aînées, laquelle affirmerait clairement que les personnes aînées sont des citoyens à part entière et que les programmes, les services et les soins soient organisés de façon à leur permettre de vivre la vie qu’ils souhaitent vivre, non pas la vie que l’on pense être bonne pour elles.

Nous proposons notamment que l’ensemble des intervenants et des professionnels qui œuvrent auprès des personnes âgées reconnaissent formellement que les abus de toutes sortes et les situations de manque de respect face aux aînés et à leur dignité ne soient plus tolérés et même dénoncés.

Les aînés sont concernés par l’ensemble des secteurs d’activités socioéconomiques de même que par l’ensemble des politiques publiques dont le revenu, le logement, la santé, la sécurité publique, etc. Une politique gouvernementale interministérielle pourrait permettre une plus grande harmonisation des diverses actions du gouvernement. Cela serait utile à l’État comme aux personnes aînées du Québec, et par conséquent à l’ensemble de la société québécoise.

Ne pas agir à l'encontre de ce fléau nous rend complice comme société et fait en sorte que nous contribuons à perpétuer l’abus et la maltraitance envers nos aînés. Nous ne sommes pas encore en mesure d’offrir tout le support et l’accompagnement nécessaires aux aînés victimes de violence. Il est temps d’un engagement gouvernemental pour y remédier.

Claude Leblond, président, Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec (OPTSQ)

Madelaine Michaud, première vice-présidente, Association québécoise des retraité(e)s des secteurs public et parapublic (AQRP)

Norbert Rodrigue, président, Association québécoise de défense des droits des personnes retraitées et préretraitées (AQDR

Hélène Wavroch, directrice générale, Réseau québécois pour contrer les abus envers les aînés (RQCAA)

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