Une carrière particulièrement… intéressante!



Jean-François Bérard

Jean-François Bérard

Pierre-Olivier Girard
Publié le 17 Juillet 2008
Publié le 16 Juin 2010
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Le deuxième favori, Jean-François Bérard, n’a plus besoin de présentation à l’Omnium de tennis de Warwick. Malgré ses 33 ans, le doyen participe à ce tournoi depuis qu’il a vu le jour, soit en 1997, et il représente toujours une menace de taille pour ses adversaires.

Sujets :
école des Hautes , HEC , Granby , Québec , Montréal

À vrai dire, Bérard a une carrière de tennisman qui sort littéralement de l’ordinaire. Normalement, un athlète sportif est au sommet de son art aux alentours de 28 ans et ses performances se détériorent au fil des années. Par contre, Bérard brouille complètement les cartes. «Depuis deux ans, je connais mes meilleures performances de ma carrière. J’ai une façon différente d’aborder le tennis comparativement aux autres joueurs», soutient le tennisman de Granby.

Même s’il s’est toujours investi à fond dans son sport, le quatrième meilleur joueur du Québec, selon le site de Tennis Québec, n’a pas tout sacrifié en conséquence. Contrairement à plusieurs joueurs, il est resté au Québec afin de poursuivre ses études universitaires à l’école des Hautes études commerciales (HEC) de Montréal en informatique, et ce, tout en continuant de performer sur le circuit.

Après avoir obtenu un baccalauréat, Bérard a pu s’attaquer à son rêve, soit d’essayer de percer dans les rangs professionnels.

Pour ce faire, il a participé, durant deux ans, à plusieurs compétitions chez les pros. Cependant, la dure réalité l’a rattrapé rapidement. «Tu n’as pas le choix de performer au maximum à tous les tournois auxquels tu participes. C’est extrêmement dur mentalement», explique-t-il.

Même s’il a fièrement vu son nom apparaître au 960e rang du classement mondial, Jean-François est revenu à Granby et a démarré sa propre entreprise en programmation.

Puisqu’il travaille à son compte, Bérard a la chance de pouvoir organiser son horaire en conséquence de ses compétitions, se limitant maintenant entre Moncton et Toronto.

Passionné pour son sport, Jean-Francois soutient qu’il retrouve le même challenge qu’au tennis à travers son emploi. «À chaque nouveau contrat, c’est un nouveau défi pour moi comme lorsque j’affronte un joueur. Dans les deux situations, je vais me donner à fond, car dans les deux cas, je veux gagner», explique-t-il

En tant que vétéran du tournoi, il assure qu’il est ici pour gagner.

Bérard joue présentement à l’effigie de Prince et selon lui, son point fort a toujours été son puissant service.

Par ailleurs, les années de gloire de Pete Sampras et d'Andre Agassi l’ont beaucoup inspiré. «J’ai un petit penchant pour Sampras, pour son attitude», conclut-il.

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